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Lors de mon passage à Puebla, la ville était placée
8OUs les ordres du colonel Jeanningros, commandant de la légion étrangère et aujourd’hui général de division. C'était à ce brave Officier que s’adressait la lettre que le colonel baron de Briche m'avait donnée à Orizava, et pendant lé classique déjeûner je le trouvai tel que me l'avait décrit son collègue.
Parfait type de grenadier, son torse aurait donné à Canova des inspirations pour le modèle d’un Hercule. Parti enfant de troupe, le colonel Jeanningros avait su parvenir, à force d'énergie et d'intrépidité, jusqu’au grade qu’i ipait, et cela sans autre protection que r de son poignet, sans autre influence ent de sa bonge étoile. Aussi, possédait-il les Blüibeaux états de service d’une armée où l'on ne les compte plus, et ses vingt-trois blessures l'avaient fait surnommer par ses soldats le père Balafre.
C'était là le petit nom de bonne humeur qu’il
recevait lorsqu'il ne les envoyait pas trop souvent au clou; mais si par malheur le violon ou le silos (1) pendaient au bout du nez d'un récalcitrant, ce n'était
(1) Le violon est tout simplement la salle de police, mais lé silos est plus sérieux. Il consiste en un trou d’une vingtaine de pieds de: profondeur, sur sept à huit de largeur. On y descend le condamné et dans 66 souterrain, il n°s pour distraction que le bruit des pas du ‘factionhiré veillant sur cette nouvelle fosse de Daniel, et qui lui jette ses rations deux fois lejour. Cetté punition n’éët où üdägé que parmi les corps d'Afrique. —— Se
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DEUX ANS AU MEXIQUE 9t
plus que le colonel Carrrément. Par ce dde le conserit croyait avoir tiré une éclatante vengeance du père Balafre qui, se défiant de son éloquence et de sa rhétorique, avait pris le parti d’apprend Tr cœur cette phr énergique qu'il adressait invaffablement au régiment, dañs les jours difficiles :
—“ Mes enfants ! lennemi est devant nous, mais ce sont des asperrrités que nous enfoncerrrons carrrément! en avant! charrrge !” :
Plus tard, lors dèta-triste capitulation de Metz, ce brave officier général, dèfenu commandant de la garde impériale, faisait ettre à l'ordre du jour ces lignes simples et héroïques qui resteront pour l’éternel honneur de son nom : ‘
—“ Nos drapeaux ont été déchirés par mon ordre, les hampes et les aigles sciées, les morceaux distri. bués à mes de régiments; les Opens de ma brigade n'iront pas à Berlin.”
A ses qualités de rude soldat et de terr ible sabr eur,
le colonel Jeanningros joignai@ette politesse exquise
qui est l'apanage des âmesfsensibles et des bons cœurs. Les offitiers de la garnison avaient formé entre eux u han sous la présidence du chef de dataillon Rolland, où soir et matin il y avait réunion pour lire les journaux de Mexico et de France, prendre son verre d'absinthe et faire un whist ou un
lansqnenet. Il le mit galamment à ma disposition |
Fat. mon séjour—le général d'Hurbal ayant