L DEUX ANS AU MEXIQUE
propos de rentrer en ville, et nous retournâmes à San Felipe de l’Agua, après nous ètre emparés de deux espions que je reçus ordre de conduire avec
une escorte de néral,
Tout y était tranquille.
Le maréchal ne voulait rien entreprendre de sé rieux avant l’arrivée du convoi Doutrelaine, sur lequel on commençait à avoir des craintes; Car par une nuit obscure, Chato Diaz—frère du général é, etre nos avant-postes avec ,.et battait l’estradé dans la direction où march" colonel.
Le 22, le commandant en chef expédia à M. d'Ornano l’ordre de s'emparer de l’hacienda d'Aguilera, poste ennemi placé à un kilomètre et demi en avant de San Felipe. La cour de cette hacienda reñfermait une citerne où la garnison de la ville venait puiser de l’eau et faire boire ses chevaux, la privation s’en faisant tellement sentir parmi les
lgnciers indigènes, au quartier-gé-
assiégés, qu’elle se vendait à six sous: le verre, dans
Oajaca.
Pendant six heures, nous nous battimes contre 1,500 hommes soutenus par l'artillerie de la place etdes forts, et l’acharnement avec léquél lénnemi défendit sa position; prouva toute l'importance qu'il attachait à s'y mainténir. Cette journée let cofita cent onze morts. Pour notre
part, Dién que dôté
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nous n’eûmes que déux tués et vingt sept blessés ; \ dont trois offici , le capitaine Algän, le liéntenant.
Carrère, et PE Sr Angé. M. Carrère à
celle occasion, fut créé chevalier de l'ordre de la
Guadeloupe et M. Angé décoié de la légion d'honneur.
: Parmi les péripétieskde ce combat, il y eut un
trait d'héroïsme qui ne saurait être passé sous silence.
‘An plus chaudde l'action, an moment où les forts
. Ouvrirent leurs feux sur nous, le bataillon fut. forcé
1 de réjrograder un instant sous ces masses de mitraille : : Qui l'écrasaient, Une Panique se déclara alors sur . ‘notre die ét. un de nos blessés fut abandonné sur
Je terra SANS, que personne ne le vit, Le sergent-major Marginédès était réslé en arrière,
-- pour rallier $on escouade, ‘lorsqu'il aperçut un officier mexicain qui achevait le malhetreux à coups
©” de talons de boîtes. L'ifdignation l'emporta, et'sans se soucier du feu de peloton que tenaient ouvért sur nous les trois bataillons; uaristes, il marcha droit “à ce vilain, labattit d'un coup de baïônnette, et ‘Chargeant notre blessé sur ses épaules, vint re-
. Prendre ; tranquillement sa| place dé bataille, au milieu des cris de “ Vive 14 France 1” poussés, par n08 soldats électrisés. RS
. :, Cet acte de bravoure valut à ce sous-officier la mé.
‘ daille du mérite militaire, . $ culs . ‘Si légères que fussent nos pertes, le maréchal s’en | ému. et. fit. savoir au Commandant: que ses ordres
ayaient-été mal interprétés
t blessés ; ‘ .
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Carrère à rdre de la
Fhonneur.
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