‹ Deux ans au Mexique [microforme]Chapitre 3 sur 46 · GL · texte numérisé non relu

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sur le rnban de la médaille commémorative de Pex-

pédition, frappée par Napoléon IIL, et qu’un loustie

baptisa un jour du nom de “ décoration au Zopilote,"

sobriquet qui la désigna bientôt à tout le corps expéditionnaire,

Il faut en convenir, cette population crétimisée,

: ‘qui semble s'identifier petit à petit avec ses affreux

vautours, nest guère propre à rassurer un homme” qui n’a jamais sorti de chez lui. |

Si, pour oublier cette désolation muette qui tue, on veut chercher le grand spectacle de Ja mer qui, au moins, sait cacher à travers le prisme de son miroir les douleurs et les sanglots qu’elle -dévore sans cesse, l'œil. Va pour se reposer que des car: casses de bâtiments et des carènes démembrées, éparpillées sur les récifs du port, où ces navires sont venus se briser en voulant fuir les Coups de fouet

du terrible vent de Nord, — el Norte—ce simoun du

littoral du Mexique. Du haut du balcon de, mon hôtel e{ Hotel del Commercio—j'ai pu compter jusqu’à trente-huit épaves échelonnés entre l’ile de Sacrificios et le château de San Juan de Ulloa.

Cette prédiction s étant réalisée, ils jetèrent les fondements de lear :

cité dans une ile du lac où l'aigle lear était apparu, donnant à 1# nouvelle ville le nom de Tenochtitian—aujonrd'kni Mexico--qué rappelait son origine m raculeuse. |

Cette légende est représentée sur l'écusson du Mexique par un atgle perché sur ‘arbre saint et tenant dans soù bec un serpent. Quad

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Comme cela doit être &ai, un pays qui s'annonce SOUS un aspect aussi attrayant| |

Pour chasser de l'imagination ces longs squelettes

ensablés qui crient et gémissent Sous la pression du flot de la baie, on ne trouve que l'énorme masse du Château, réputé imprenable jusqu'au jour où il perdit

sa renommée, après quelques heures de Cannonnade, en 1838, grâce à l'amiral Baudin et au Prestige que Dieu, dans sa miséricorde, à longtémps jeté autour : des plis frémissants du drapeau de la France. Situé à trois quarts de Mille en mer, et. bâti sur des récifs

SOus-marins, San Juan de Ulloa défend l'entrée du

port et de la ville, et peut COntenir une garnison de

mille hommes. Aujourd'hui, ce n'est plus qu’une prison où l’on envoie les condamnés aux travaux forcés rêver à loisir dans leurs humides Cachots au 8rand mot de liberté.

Le seul bruit du monde qui Parvienne' jusqu'à eux, C'est le cliquetis de leurs Chaines ; el, pour tuer le temps, ils n’ont que les ennuis du présent, ce vague soupir que l'éternité Jette à l'immensité.

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séjour de la ville est encore mortel pour les étrangers, le

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ment à suivre le conseil de M? Maréchal. A quatre :

j'avais pour lui, et de quitter la Ver; Cruz le soir même. . CR Te . 5% Cinq mois plus tard, le 25 février 1865, le brave l commandant Maréchal se faisait tuer au combat de : Tlaliscoyan, en pointant lui-même contre l'ennemi l'unique pièce dont il pouvait disposer. Au quatrième coup l'affût se cassa, le canon roula à terre, et les guérillas qui l'avaient reconnu, dirigèrent plus de quarante Coups de feu sur le petit groupe ou se tenait le commandant. Déjà blessé à la es àla : vedh M.

Maréchal, qui s’affaisa lentement sur le canon qu'il ne pouvait plus défendre. Pour arracher son cadavre aux mains des Juaristes qui avaient déjà commencé à outrager cette noble dépouille, un brigadier fut obligé de jeter le corps de son chef sur la croupe de son cheval et de le trainer ainsi pendant deux heures et demie. Bientôt la chaleur devint suffocante. ‘La bête se fatiguait: de petites taches marbrées commencèrent à paraître sur la belle et mâle figure du pauvre officier. La terre réélamait sa proib, et loin de tout ce qui lui fut cher, France et famille, le commandant Maréchal fut enfoui sous les sables de la plaine d’Alvarado. | | .

Sa fille a été dotée par l'impératrice Charlotte d'une somme de.25,000 dollars. at ve Je trouvai en M. Doazan un ‘homme aimable et poli, qui me reçut parfaitement et m'engagea forte-

GS

heures j'avais en poche mon billet de chemin de fer,

et je quittais sans regret la Vera-Cruz, qui m'a laissé

l'impression de ces sépulcres blanchis dont parle l'Ecriture-Sainte, | |

En route, j’eus à me féliciter d'avoir suivi les sages ‘

avis qu'on m'avait donnés; à la Soledad, j'appris que

\ ‘deux officiers du génie de la Martinique, arrivés

Presqu’en même tem l, avaient succombé

die.

Ve ricieuse, qui dl ê parfaitement décrite par les mêéde foujours endé.

Caen

min de: fer, i m'a laissé dont parle

i les sages ‘

appris que e, arrivés succombé

ferrée — z jusqu'à tes parti- C'est de ; chaque ravages

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