CHAPITRE VI
Le Paludéen en France.
Le paludéen militaire. — Les très nombreux Daludéens rapatriés de l'Armée d'Orient, auxquels il faut ajouter un bon nombre d’impaludés coloniaux ou provenant des divers contingents de travailleurs indigènes, formaient sur le territoire français un important réservoir de virus.
Or on a constaté, ainsi qu'il résulte d’une communication du Professeur BLANCHARD à l’Académie de Médecine en 1917, la présence d’anophèles presque partout en France, et même l'éclosion de quelques cas de paludisme chez des sujets qui n'avaient jamais été en pays palustre.
Aussi, le Sous-Secrétaire d'Etat au Service de Santé, décida en 1917 la création d’une Commission Supérieure du Paludisme, présidée par le Professeur LAveran. La France fut divisée en 5 districts antipaludiques, eux-mêmes divisés en sous-districts, chacun de ces districts ayant à sa
tête des chefs compétents, chargés de faire l'étude anophé-
lienne du territoire, de signaler les emplacements où il était dangereux d’hospitaliser les paludéens et de proposer les mesures de prophylaxie nécessaires pour arriver à une extinction définitive du mal.
Le traitement des paludéens relevait de 3 indications :
1° Stériliser le sang du malade par un traitement méthodique et prolongé ;
2° Eviter du même coup la création de foyers Dali déens autochtones ;
3 Assurer la récupération militaire de ces hommes.