Correo Sino-Anamiia
du Sauveur dans une grotte exposée à tous les vents, de sa mort, de sa résurrection, de son ascension et des vestiges de ses pieds sacrés ' . »
Il nous reste quelques monuments de ces premiers siècles. Au Iviang-S, ion découviit sou8 le règne de Iloioig-oii, des Min, une grande croix en fer de 4 pieds 5 pouces, dite croix de Saint-André. Elle porte une inscription gravée, où on lit le nom de l'empereur Sowi oo., qui vivait en 230. M'' Ronger, vicaire apostolique du Kiang-si, dit : « Il paraîtque cette croix de fer n'est nullement un objet profane, puisque les écrivains du passé ont célébré les merveilles qu'elle opérait jadis et que les populations l'honorent encore aujourd'hui d'un culte religieux tout particulier, l'appelant Che-tse PoH-sa (divinité de la croix). On la salue, on lui offre des chandelles, des bâtons odoriférants et le sang d'un coq immolé à ses pieds. »
L'édificequi la recouvre lui était primitivement réservé d'une manière exclusive ;elle en occupait le milieu, entourée de sentences poétiques qui sont reproduites de chaque côté de la gravure. Voici la traduction de ces deux belles sentences :
1" (' Les quatre mers d'univers) se réjouissent de la tranquillité obtenue parla croix, qui eslcommeunecolonne de fer et une lumière très précieuse. »
2" « Toutes les nations offrent l'encens dans un encensoir d'or, chantant les louanges et adorant la croix jusqu'à l'Eternité, pour reconnaître ce très grand bienfait.»