‹ Deux ans en Chine; extrait du journalChapitre 32 sur 115 · Pékin, par Ms'' Favier, p. 5.j · texte numérisé non relu

Pékin, par Ms'' Favier, p. 5.j

L'inscriptionde Si-ngan-fou, découverte en 1625, conlient : un récit de la création, de la rédemption, de l'introduction de la religion chrétienne en Chine, etc. On y lit entre autres choses :

« Le grand empereur Kao-tchang (051-684^... permit qu'on construisît des monastères de la vraie Religion dans tous les principaux districts. Il honora Alopen et le chargea du gouvernement de la Religion Sublime dans tout l'Empire. Celle-ci se propagea partout dans les dix provinces, et toute la terre abonda de richesses et l'Empire jouit de la prospérité. Cent cités se remplirent de temples chrétiens, et la famille impériale fut heureuse.

«... Les Saintes Ecritures furent traduites, des monastères furent élevés... Des palais delà paix beaux et brillants couvrirent toute la Chine. La vraie doctrine était annoncée avec clarté et des présidents ecclésiastiques furent établis par ordre. »

L'histoire a signalé les Frères Prêcheurs et les Frères Mineurs au xiii' et au xiv* siècle chez les Tartares et les Mongols qui couvraient toute l'Asie, y compris la Chine, connue alors sous le nom de Cathay. Mais, au xvi" siècle, il ne restait plus de vestige apparent de christianisme dans l'Empire du Milieu, quand de nouveaux apôtres vinrent défricher cette terre ingrate.

Cepeniant, un Portugais, Ferdinand Mendez Pinto, a écrit dans ses récits de voyage qu'en 1510 il trouva beaucoup de chrétiens sur son chemin.entre Nankin et Pékin, les descendants, dit-il, de ceux qui avaient été convertis

plus d'au siècle auparavant par Mathieu Escaudel, un missionnaire hongrois.

Pinto voyagea vingt et un ans en Extrême-Orient, au service du Portugal. Il y a dans son récit des choses si extraordinaires que ses contemporains l'accusèrent d'avoir brodé. L'un d'eux l'appelle plaisamment Mendax Pinto. Shakespeare n'a fait que vulgariser cette mauvaise réputation en pays anglais par tes deux vers :

« Fernandez Meiidcz Pinto était un de tes devanciers, 0 menteur de première grandeur'!

Cependant des auteurs sérieux pensent que Pinto est digne de foi et qu'il a été calomnié par des envieux.

Malgré les révolutions et les incendies qui ont détruit les chrétientés et les documents, il reste donc encore quelques jalons indicateurs de la foi chrétienne dans les âges passés ; comme après un naufrage on voit surnager quelques épaves sur la surface des eaux.

1° Prédication de l'Évangile par saint Thomas, ou un de ses successeurs;

2° Au if siècle, témoignage de Kouan-yang-tchang ;

3° Au m' siècle, la croix dite de Saint-André, du Kiangsi, portant la date de 230;

4° Au iv^ siècle, témoignage de Sapor à Constantin ;

5° Au v^ et au vi^ siècle, les croix du Fo-Kien ;

6° Aux vif et viii^ siècles, la stèle de Si-ngan-fou ; "7° Au xiu^ et au xiv^ siècle, présence des Dominicains

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