APRÈS UNE REVUE
DÉCRET OV iS' JOUU DE LA 9'' LUNE (^11 XOVEMUItl-; 1898)
» I-]îoang Nous a adressé un Mémoire pour Nous rendre un compte véridique de la revue que, pour obéir à Nos ordres, il a fait passer aux troupes, tant d'infanterie que de cavalerie de l'armée de la province de Kan-sou. Dans ce mémoire I-Koang nous dit qu'il a passé en revue toutes les troupes commandées par Tong Fou-siang, qu'il a trouvé tous les ofticiers et soldats également habiles et vigoureux, que les divers régiments et escadrons sont dans un ordre excellent, qu'ils sont très exercés dans les divers mouvements militaires, et que, le susdit général ayant si bien discipliné ses troupes et les ayant si bien exercées, Nous ordonnions donc que les objets suivants soient envoyés en cadeau au général Tong Fou-siang, à savoir : un tube à plumes de paon et un anneau digital, l'un et l'autre en pierre précieuse blanche, et une petite épée avec garde de la même matière. Nous voulons par là lui manifester Notre estime. De plus Nous ordonnons qu'une somme de 10.000 taëls fournie par le ministère du cens soit distribuée parmi les soldats, et que deux cents petits rouleaux de soie pour faire des habits soient également fournis par le même ministère et remis à Tong Fou-siang pour qu'il les dis-, tribue en cadeaux parmi les chefs de régiment et de compagnie.Entin Nous ordonnons que les troupes commandées par le général Tong Fou-siang, après s'être reposées pendant quelques jours, aillent s'installer dans leurs campements
respectifs ; elles y continueront sérieusement leurs exercices militaires, afin de s'y perfectionner de plus en plus. Par là elles répondront aux excellents désirs de la cour pour la formation de l'armée. — Décret impérial. »
Il y a quelques mois, notre ministre à Pékin a obtenu un décret impérial très important. C'est la reconnaissance officielle de la religion catholique en Chine, l'assimilation des missionnaires, éyêques et simples prêtres, avec les dignitaires chinois, en commençant par les vice-rois. Tous les missionnaires sont surpris d'un tel succès; quelques-uns osent à peine y croire. Ce n'est pas possible, disent-ils ; connaissant la Chine comme nous la connaissons, nous craignons que ce décret n'ait été arraché à la faiblesse de l'empereur et ne soit pas sincère. L'avenir seul nous dira si nous entrons dans une ère nouvelle.
Voici ce décret, dont la portée semble très grande :
RAPPORT FIXANT LES RELATIONS ENTRE LES AUTORITES LOCALES ET LE CLERfiÉ CATHOLIQUE
PnÉSEXTÉ AU TROXE PAR S. A. 1. LE PRINCE