‹ Deux comédies turquesChapitre 117 sur 146 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

bonne idee. Mais, a" Faudience, nous aurons Fceil sur elle. Si nous le pouvons, nous ferons passer sa declaration apres celle des temoins : alors ses inquietudes se seront dissipees, et elle n'aura plus peur.

Aga-Merdan. — Bien. Leve-toi et va chez Pinspecteur de police : dis-lui de chercher et de m'amener des temoins.

Tu lui promettras pour sa part cinq cents tomans : cinquante comptant, et le reste payable plus tard 16 . Les temoins auront aussi chacun trente tomans : quinze comptant et quinze apres. Nous ferons abandon de cette somme, apres la reussite du proces, pour que 1'inspecteur tie mette pas son nez dans notre affaire; mais, on ne pourrait pas la faire aboutir sans cela, tant il est ruse 17 . Tu sais qu'il a deja une tois decouvert le pot aux roses ls . Nous ne pouvons pas nous cacher de lui.

Aga-Kerim. — Tres bien : j'y vais. (II se leve pour partir.)

Aga-Mesdan. — Ah ! attends done. II

me vient une idee que je veux te communique!-; mais ne l'oublie pas. Quand tu verras la veuve de Hadji-Ghafour, fais-lui done comprendre, d'une facon ou d'une autre, qu'elle ne doit pas ainsi nVappeler « son pere ». Par ta mort! tu ne penses a rien. Je n'aime pas que les femmes m'appellent ainsi : « pere! pere! », en croyant me faire plaisir. Quelle necessite de m'appeler par mon nom !

Aga-Keuim. — Bien, bien. Ne jure pas davantage: j'aicompris ton but.Tres-bien:

sois tranquille. Je lui diiai de ne plus t'appeler son pere, mais de t'appeler « son seigneur » .1 (Aga-Kerim sen va, et apres son depart, Aga-Selmdn cntre.)

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