ACTE DEUXIEME
duite ignoble, et lui-meme est un avare et un ladre !
Le soldat. — Comment son ceuvre estelle injuste, seigneur?
Aga-Merdan. — Parce qu'il veut evidemment nier l'existence du petit enfant deseptmois, de Hadji-Ghafour. 11 veut repousser cet enfant et lui enlever la fortune de son peie, pour la donner a la soeur de Hadji-Ghafour. Mais Dieu ne favorisera pas cette action : il prouvera que l'enfant est bien vivant, et on ne pourra pas me'connaitre son existence. Peut-on nier pareille chose? C'est moi qui suis le defenseur de ce pauvre petit orphelin.
J'ai fait voeu de donner trente tomans 3 quiconque temoignera en faveur de cet enfant, et, comme je croyais bien, comme j'etais convaincu que vous l'aviez vu, j-avais prepare cette somme, toute comptee. Mais, a quoi bon, puisque vous dites que vous ne vous souvenez pas de l'enfant? Cependant, si vous le voyiez, peut-etre cela vous reviendrait-il a Pes-
pi it? — Aga-Kerim, va done alamaison:
prends l'enfant des bras de sa mere Zeineb-Khanoum, et apporte-le ici. (Aga- Kerim revient bientut avec le petit garcon qu'il apris dans I'antre chambre.)