‹ Deux comédies turquesChapitre 13 sur 146 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

le lui avez montre ! Cest vous meme qui le lui avez indique !

Le vizir. — (En elevant le ton) Moi ! je le lui ai indique ? Moi ! je le lui ai montre?

Ziba-Khanoum. — Certainement, vous le lui avez montre. Assure'ment, vous le lui avez indique. C'est peut-etre moi qui le lui ai fait connaitre? Vous etes alle vous-meme, le jour de la rupture du jeune u , dire a votre femme bien-aimee :

t le Khan fait lutter les fils des beys, horsdela forteresse. Allez-y, Nica-Khanoum et toi, avec l'eunuque et la servante. On etendra un tapis pour vous, dans l'allee au pied des remparts : vous vous y assierez et vous regarderez le spectacle. » — Alors, elles sont parties, et y sont alle'es. La, Timour-Aga, un jeune homme de vingt-cinq ans, bien bati et plein de vigueur, jeta a terre tous les autres fils de beys. Cho'le-Khanoum en devint amoureuse, et s'eprit de lui de lout son cceur, que dis-je ? mille fois plus

encore 1:> ! Qui sait par quels artifices elle se Test procure? Mais, elle n'a pas de repos si elle ne le voit d'un jour. Ne vous avais-je pas prevenu qu'a votre age un jeune tendron n'etait pas votre affaire?

Vous ne m'avez pas ecoute : c'est bien fait. Avale !

Le vizir. — C'est bon, va-t'en, disparais ! Cela suffit ! la mesure est comble.

Laisse-moi ! j'ai affaire.

Ziba-Khanoum — (Elle sort en nnirmurant, et dit entre ses dents 1C :) Pourquoi disparaitrais je, moi? C'est votre femme bien aimee qui disparaitra, elle et son scelerat d'amant! — Ah! ils vous conviennent bien tous deux !

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