‹ Deux comédies turquesChapitre 137 sur 146 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Aga-Bechiu. (S'adressaiit au president du tribunal). — Avez-vous penetre, seigneur, par votre intelligence et votre sagacite, le manege de cette femme qui est venue porter plainte hier? — Elle avait derobe trois tomans a son mari. s'etait

rouee de coups, elle-meme, s'etait, par ruse, ensanglante le visage et arrache les cheveux, — ensuite, elle a porte plainte contre son mari.

Le president. — Ne vous ai-je pas dit quecette femme m'inspiraitdessoupcons?

— ■ II faut tirer cela au clair.

Aga-Bechir. — Oui, seigneur,... je veux seulement vous faire remarquer combieii votre sagacite est merveilleuse 1 ! Dans route l'assistance, personne n'a doute de la sincerite de cette femme; mais, vous, des le premier coup-d'ceil, vous nous avez fait part de vos soupcons, et vous avez eu vraiment raison.

Le president. — Dans des affaires analogues, mon opinion a etesouvent d'accord avec les faits.

Aga-Bechir. — On a bien raison de dire que les gouvernants sont diriges par la sagesse divine *. Qu'est-ce done, si ce n'est pas la une inspiration directe de Dieu?

Aga-Rehim. — Vous vous etonnez beaucoup de cela, Aga-Bechir, mais, la Tres

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