ACTE TK01SIKME
Le khan. — Voyons, l'homme! dis-moi quelle est ta plainte.
Le plaignant. — Seigneur, je conduisais aujourdhui mon cheval a la riviere, pour le faire boire, quand il s'est cchappe de ma main, et s'est enfui. L'homme que voici : venuit a ma rencontre. — « Eh!
l'liomme! lui ciiai-je, pour l'amour de Dieu ! fais retourner ce cheval. » — II se baissa, ramassa une pierre, et la lanca a l'animal. Elle l'a atteint a l'ocil droit, et la rendu borgne : 11 est maintenant sans valeur, et ne peut plus faire mon affaire. Je demande a cet homme le prix de mon cheval ; mais, il ne me domic rien, et me conteste mon droit.
Le khan. — (Au defendcur.) Est-ce vrai ?
Le dekendeur. — Oui, seigneur, c'est ainsi. Mais, je n'ai pas jete la pierre expres.
Le khan. — Ne dis pas de betises. Si tu ne l'avais pas fait expres, pourquoi auraistu ramasse la pierre, et l'aurais-tu jetee ?
As-tu un cheval, toi aussi ?
MUX COMEDIES TURQUES
Le defendeur. — Oui, seigneur, j'en ai un.
Le khan. — (Au plaignant.) Eh ! bien, I'liomme! va-t-en ; creve un ceil de son cheval, et rends-le borgne. — Dent pour dent, ceil pour ceil, toute blessure a son talion >. — Cette affaire n'est pas difficile a juger. — Semed-bey! envoie un ferrach avec cet homme, pour qu'il soit la quand celui-ci prendra son talion. (Serried bey s'incline, descend de I'estrade, donne a ces gens unferrach,et revient a sa place. )