SCENE XIV
Selim-bky. — Arriere ! Semed-bey. Saint a vous, 6 Timour-Aga. Le khan, voire oncle, etait alle faire une promenade en mer. Tout a coup, un vent contraire s'est leve; le bateau a ete englouti, et le khan s'est noye. — Maintenant, le peuple est reuni autour du palais, attendant que vous lui tassiez lhonneur de vous asscoir
au trone du pouvoir » e t de reprendre la place de votre pere.
Timour-Aga. — Est-ce vrai, Riza?
Riza. - Oui, seigneur, c'est vrai :
daignez done venir avec nous. (A ce moment, le vi;ir et Semed-bey savancent et seprosternent, la face contre terre.J
Le vizir etSEMiio-BKY. — Seigneur, que nous soyons votre rancon ! laites-nous grace.
Timour-Aga. — Releve-toi, Semed-bcy, et retire-toi. [Semed-bey se rcleve, et se retire dans tin coin )
Timour-Aga. (Se tournant vers le vi^ir.) — Vizir, voici la raison de mes visites dans votre maison. J'aimais, et j'aime encore votre belle-soeur, Nica-Khanoum. Je voulais la prendre pour femme, selon l'ordre de Dieu, selon la loi du Prophete, et avec votre propre agrement. Mais, pour satisfaire quelques lointains projets de grandeurs, vous vouliez la donner en manage a ce maudit, et c'est pour cette raison que je ne pouvais vous exposer ma de-