‹ Deux comédies turquesChapitre 81 sur 146 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Sekine-Khanoum. — Bonjour , chere tante.

Zobe'ide. — Bonjour, Sekine : que faislu ? Vas-tu I'ien ?

Sekine-Khanoum. — Ah ! comment irais-

je bien? Quand vous ai-je permi«, ma

tante, de me promettre en manage a Aga- Hacan? Je n'ai plus ni pere ni frere, et e'est moi-meme qui fais mes affaires maintenant.

Zobeide. — N'as-tu pas honte? Ne rougis-tu pas' Est ce que cela le regarde? II te faut un mari : tu prendras celui qu'on te donneia 9 . 11 n'est pas convenable que les petites filles parlent ainsi devant leurs grands parents. Cesl honteux. Fi done!

DEUX COMEDIES TUKQUES

Sekine-Khanoum. — Non. II de parler ainsi! Je n'aband ma liberie, et personne poser Lin mari 10 .

ZoBKiuE. — C'est b

me plait merai plus

ne pou era m'im-

ien. Est-ce que t

u ne

je ne veux

veux pas te marier?

Sekine-Khanoum. — Non:

pas me marier.

Zobe'ide. (Ensoariant. ) — II y a beaucoup de filles qui disent non, comme toi ; maiSj plus tard, ellcs en revieonent.

Sekine-Kbanoum. — Au nom deDieu!

ma tante, je ne plaisante pas; il est absurde de vouloir m'unir a Aga-Hacan il. Renoncez done entierement acette idee.

Zobeide. — Ce n'est pas possible, ma chere niece. Tu me ferais des ennemis de tons les notables du pays.

Serine Khanoum. — Au diable '-! s'ils nous en veulent!... Aga-Hagan me.deplatt : quand je le vois, j'ai la bile en raouvement.

ZobeIde. — Pourquoi ?

Page 1