‹ Deux comédies turquesChapitre 99 sur 146 · ACTE l'KKMIEK · texte numérisé non relu

ACTE l'KKMIEK

mort, emportez-moi au cimetiere. » Puis, mon frere partit pour l'autre monde 34 .

— Maintenant, ma belle-seeur qui n'est qu'une concubine, a qui l'heritage ne revient nullemcnt, pretend etre Pheritiere de mon frere et me fait un proces. C'est Aga-Merdan, le tils du confiseur, qui est son avocat. J'espere que vous voudrez bien, de votre cote, accepter l'ennui de vous charger de ma defense.

Aga-Selman. — Madame, je mesuis retire de la chicane, et desormais, je ne serai plus l'avocat de personne.

Sekine-Khanoum. — Cette affaire ne durera pas longtemps, Aga-Selman ; elle sera bientot terminee: c'est 1'afTaire d'une seule seance. S'il faut des temoins pour confirmer les paroles de mon frere, il y a ces soldats : vous pourrez les citer en temoignage. J'espere que vous vous chargerez 33 de ma cause, par bienveillance pour moi.

Aga-Selman. — Connaissez-vous les noms et les adresses de ces soldats ?

Sekine-Khanoum. — Oui : Aziz-bey ecrira ces renseignemenls sur une feuille de papier, et il vous les donnera.

Aga-Selman. — Puisque vous comptez sur moi, j'accepte; mais, a condition que ce ne sera pas long, car si cette affaire devait durer longtemps, il ne me serait pas possible de m'y absorber.

' Sekine-Khanoum. — Non : c'est l'affaire d'un jour, et en echange de votre peine, Aga-Selman, je vous donnerai cinq cents tomans pour vos honoraires.

Aga-Selman. — J'aurais bien fait sans cela, madame. C'est simplement par egard pour vous que je me lance dans cette affaire: ce n'est pas dans un but interesse.

Sekine-Khanoum. — Je le sais, Aga- Selman; mais, je vous offre cette somme comme argent de poche pour vos enfa nts.

Aga-Selman. — Permettez-moi de me retirer, madame : il taut que j'aille trouver les soldats et les prier de venir temoigner aii moment du proces. Quant a vous,

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