‹ Deux contesChapitre 16 sur 35 · I. Écrivez au présent · texte numérisé non relu

I. Écrivez au présent

' Les bottes seules restaient debout, et un peu à Técart sur un piédestal de rochers. Vous comprenez, maintenant, répouvante légitime du botaniste anglais. Il crut d'abord que ces deux bottes étaient un jeu naturel et deux pointes de la roche ; mais, en se rapprochant, il reconnut qu'elles étaient bien en cuir et recula de peur, comme il eût fait devant un spectre qui n'aurait laissé voir que ses bottes. Les deux fidèles Arabes, natife d'Ombos, n'avaient jamais vu de bottes de leur vie ; ils s'effrayèrent de la frayeur du botaniste, et firent feu bravement sur les deux tiges de cuir qui tombèrent percées de quatre balles. Cette exécution ne pouvait rassurer Pesprit de Darlingle ; cependant il sut gré aux Arabes de leur dévouement, et les remercia par un geste expressif. Le botaniste se remit à contempler les deux bottes étendues, et, dans cette nouvelle position, elles paraissaient encore plus étranges au milieu d'un désert.'

* Cette résolution prise, les trois hommes tinrent conseil : il s'agissait de trouver une barque, et de secourir ce voyageur en détresse ; l'un des Arabes proposa un avis qui fut adopté. On se mit en marche pour Assouan, éloigné de plusieurs milles dans le désert ; et, après deux

EXERCICES 6i

heures brûlantes, et une course rapide à travers des monceaux de sable, on atteignit ce village.'

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