‹ Deux copainsChapitre 25 sur 27 · UX REVENANT · texte numérisé non relu

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Quel désastre ! Personne n'a l'air de le connaître, précisément parce que tout le monde le connaît maintenant. Pas un petit bout de réclame dans les journaux du boulevard, pas l'ombre d'un interview, pas de dîner, pas de conférence, rien. Car, s'il y avait eu quelque chose de tout cela, la P(/^r/> nous l'aurait fait connaître, au risque de blesser la modestie bien connue du poète. Tardivel lui-même n'aurait guère pu passer plus inaperçu dans la ville-lumière que M. Fréchette vient de le faire. Un vrai désastre, vous dis-je.

" Seule la grande Sarah paraît avoir remarqué le passage en France du gros Louis. Dans une lettre qu'a publiée la Pnfrir. du G octobre, M. Frécliette a bien voulu nous apprendre que l'actrice " avait en la gracieuseté de lui offrir une loge'" — unep'^ss^', comme on dirait en eanayen — ce qui lui a permis d'aller au théâtre sans payer — détail non sans importance pour M. Fréchette — et " d'avoir sous les yeux, durant quatre heures, toutes les illustrations de l'art, du journalisme et de la critique à ce moment présentes à Paris ". Il ajoute que '' deux de ses proches voisins étaient Francisque Sarcey et Paul de Cassagnac ". Mais ces illustrations, il a dû se contenter <le k's avoir sous les yeux durant quatre heures. Aucune d'elles ne paraît s'être entretenue avec le grand homme même durant quatre minutes. M. Fréchette a parcouru son Paris, et son Paris,

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r^auf la fidèle Sarali. n'a pas fait semblant de le reconnaître.

" Trop connu, voyez-vons, pour être reconnu ! C'est profondément triste.

" Non, monsieur Frécliette, ce n'est pas Tardivel qui vous a assassiné, ni Thomas Cliapais qui vous a saicidé : c'est Cliapman qui vous a déplumé. Et vous avez passé et vous passerez désormais à Paris comme un Canaycn quelconque, sans être remarqué, si ce n'est 2)ar Voisean des pays bleus. Car c'est bien fini, soyez- en convaincu.

" Un paon qui se déplume peut espérer voir repousser sa parure ; mais le geai qu'on déplume est condamné à rester geai per oinnia sœcida sa'cxloru/n.

" J.-P. Tardtvel. "

M. Tardivul, (pii est un de nos meilleurs juges en littérature, m'a beaucoup aidé à démoli)- M. Frécliette, eu approuvant dans la Vérité la critique que j'ai faite de ses œuvres. Et ce qui doit avoir été bien cruel au poète naiioiiaJ, c'est qu'au lendemain de l'apparition de mon Lauréat — dans lequel je prétends qu'il ne sait absolument rien en fait de lexicologie — ^f. Tardivel corrobora mon assertion à ce sujet par l'article qui suit :

" M. Frécliette a eu la main particulièrement

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