‹ Deux copians. Réplique à MM. Fréchette et SauvalleChapitre 22 sur 32 · FAUSSAIRE · texte numérisé non relu

FAUSSAIRE

La découverte que je siguiilais à la tiu de mon dernier article m'oblige — en dépit d'une déclaration que j'ai faite antérieurement — de m'occuper des comparaisons dont M. Fréchette s'est servi, par l'entremise de ses deux paravents, pour essayer de prouver (pie je l'avais souventes fois plagié.

Quand ces comparaisons parurent l'aimée dernière <lans la IL'ncrve et récemment dans la P<ifrit\ je ne doutai millement de leur antlienticilé ; je ne songeai pas le moins du monde à feuilleter mes livres ni ceux de M. Frécliette pour m'assurer si ses vers et les miens a\aicnt réellement été écrits comme ]\()ulland ci Sau\allc les transcrivaient.

(^ni jtoinaiî s'imaginer ([ue M. Fré*.lictte, rluTchant il se dis('nl[)er des accusations que je portais <'0ntrc Ini, a\ai( osé dénaturer ses propres écrits et même chmix d'uii adxersaii'e j>(>ur les mettre en

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regard ot établir de cette façon qu'il avait été pillé par moi ?

C'est pourtant ce qu'il avait fait, et, comme ma naïveté est aussi grande que l'imprudence du lauréa t est sans égale, j'ai, en face des citations faites par Roullaud, avoué, dans le Courrier du Canaddy avoir tellement lu M. Fréchette dans ma jeunesse, que ses poésies avaient, à mon insu, déteint sur les miennes.

Comme le hiuréat, en m'entendant faire cet aveu, a dû se tordre de rire derrière son paravent !

J'aurais peut-être toujours ignoré que j'avais été en butte h une supercherie aussi hardiment et aussi bêtement perfide, si M. Fréchette n'eût pas fait mettre en brochure les articles signés par Sauvalle en réponse à mes critiques. Et c'est par un pur hasard — en transcrivant dans le Lauréat manqué des citations dont j'avais besoin pour confondre les deux copains — que je me suis aperçu, à mon grand étonnement, qu'une foule de vers mis en parallèle pour me combattre avaient été remaniés dans l'ombre par une main qui, au temps jadis, aurait été coupée par la hache du bourreau.

Après avoir été condamné par le tribunal de l'opinion publique pour vols et mensonges, il ne restait plus à M. Fréchette qu'à l'être pour faux, et il me sera bien facile de démontrer qu'il est un

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faussaire littéraire aussi stupide qu'audacieux. Pour cela, je n'ai qu'à transcrire les comparaisons ((nil a fait faire parRoullaud et Sauvallc dans la Minerve et la Patrie.

Mais jugez donc tout de suite, par les citations ivant traité :

suivantes, de la manière dont mon adversaire m'a

j kf.chettp:

Il avait ciitcndu (/(Ujncr <l<(U!i la Unijh'lr. Le drapeau de la liberté.

CIIAPMAX

Avec SCS pavillons cluquanl (funs la tt'injx'ie.

Vous êtes un faussaire, monsieur Fréchette, et tout le monde peut s'assurer de la chose en ouvrant mes Feuilles il' Erable^ à la i)ai^e 2'), où Von peut lire :

Avec ses pavillons clanuanl dans la rafale.

Vous êtes, monsieni- Fri'chette, un voleur, un menteur et un faussaire I

Trois Itenux titres, assun'nient, et vous «levez ou être jaloux.

^^ais continuons U examiner vos faux.

VKKCWVTVK Dos friiuMs cristallius l' rtranj/c Jloramm.

(Il \ l'M AX î^nn portail est innC d' 1 1 ra nifcs JloraUons.

lis DEUX COPAINS

Si quelqu'un hésite à croire que M. Fréchette est un faussaire, qu'il regarde à la page 135 de mes Feuilles <V Erable^ et il pourra lire ceci:

Son portail c&t orne d'étranges //OJirftt/so^s.

Faussaire ! faussaire !

FRECHETTE

Qiianl ta b;irq[ue sombrait à l'horizon brumeux, On entendit longtemps sur l'abîme écumeux.

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