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L'ASSURANCE

Un économiste français distingué, M. Lefort définit comme suit l'Assurance en général :

« Envisagé d’une façon générale, le contrat d'assu- « rance, destiné à parer à ce mal qu’on nomme l’incer-

« titude, a pour but de garantir l'assuré d’un événement « fortuit-et incertain. Ce danger peut être mis à la char- « ge de l'assureur qui sera garant des risques mais en «retour d’une somme qui constitue la contre-j ætie de « l'obligation qu’il assume. Ce prix est naturellement « supérieur à la véritable valeur des risques; d’une part, «il importe qu’il serve à couvri- les frais, d'autre part, « il doit être suffisant pour tenter l'assureur par l'espoir « d'un bénéfice. C’est l'assurance à primes fixes dont «il est maintenant question. »

L'AssuRANCE-VIE

Comme j'ai cherché en vain jusqu'à aujourd’hui une définition de l’Assurance-Vie à primes fixes, j'ai fait celle que voici :

L’Assurance-Vie à primes fixes est un contrat par lequel; une des parties apuelée l'assureur, moyennant une indemnité -ou prime stipulée d'avance, garantit à l'autre partie que l’on nomme l'assuré, soit personnelle-

meñt, soit à ses bénéficiaires ou ayants-droit un montant déterminé, lors du décès de l'assuré ou de “a survivance à une période fixée quand il a assuré sa vie.

ExPLicATIONS

Expliquons un peu ces définit »ns. On voit par ces définitions que l'assureur est le dépositaire des primes déposées en considération desquelles, il assume le risque de vie ou de mort fe l’assuré. En versant les primes convenues, l'assuré «vient créancier de la somme promise par l’assureur. Le bénéficiaire ou ayant droit est celui en faveur duquel l’assuré demande à l'assureur de payer le capital assuré. L'assuré peut lui-même être bénéficiaire de son assurance; cela peu‘ arriver quand il a choisi le plan d’assurance-vie que ‘ à appelle mixtc ou dotation.

En résumé, l’assurance-vie consiste à accumuler des fonds pour pourvoir à l'incertitude de la durée ‘ la vie et À mettre sur les épaules de l'assureur les ris :es de mort prématurée de plusieurs individus. C’est ce qui rend certain, pour celui qui est encore au commencement de sa carrière, l'obtention d’un capital pour les siens, s’il les prédécède et meurt jeune. En confiant ses épargnes À une compagnie d’assurance-vie, si on meurt jeune, on laisse les siens à l'abri du besoin et de la misère.

. Outre l’assurance-vie À primes fixes, il y a aussi l’assurance-vie mutuelle, dont les primes appelées cotisations sont censées varier avec le nombre et l'importance des réclamations. Les dépenses (paiements des réclamations et frais d'administration) sont réparties entre les assurés. Mais il n'entre pas dans mes attributions de parler de ce genre d’assurance-vie, Aussi je me bornerai À vous entretenit de l’assurance-vie à primes fixes avec réserve légale, laquelle après le paiement de la prime

donne droit à toute l’indemnité,quel que soit sonmontänt- * Principes de l'Assurance-Vie Un mot maintenant des principes de l'Assurance Vie.

L’Assurance-Vie est basée 1° sur l'accumulation de ‘

capitaux d’après des tables mathématiquement établies d'avance et 2°, sur l'expérience acquise au moyen de statistiques qui permet de dire le pourcentage de décès des assurés de tel âge, rendant une période indiquée. Ainsi les statistiques ou table de mortalité nous apprennent que sur mille assurés de 25 ans, 887 survivent à l'âge de 40 ans, i. e. 15 années après avoir assuré leur vie; et 841 vivent encore après 20 ans. Cette certitude au sujet du nombre de décès des assurés permet à l'assureur de fixer les primes, en tenant compte de ce que coûtent l’administration et les autres contingences possibles.

Puisque l’assurance-vie est placée sur des bases scientifiques, on peut certainement dire qu’il n’y entre pas de spéculation. De fait, aucun autre genre d’affaires n’est assis sur des bases plus certaines et plus solides. Parce que l’on a réussi à acquérir la certitude du nombre des décès, au moyen des tables de mortalité basées sur l'expérience, et puisque les mathématiques ne peuvent pas nous £. per, nous marchons sur des données certaines. C’est ce qui constitue la stabilité et la solidité de l’assurance-vie. Et nous en avons la preuve dans le fait que toutes les compagnies d’assurance-vie à primes fixes, ont toujours rempli leurs obligations envers leurs assurés. Après cela qui pourrait prouver que des contrats d’assurance-vie n’ont pas toujours valu cent sous dans la piastre? Pendant les plus grandes crises financières,. nous n’avons jamais vu les valeurs d’une police d’assurance-vie diminuer comme Î2s autres valeurs pécu-

Nous avons cru bon, avant de parler des clauses générales des polices et des différents plans de contrat, de dire quelques mots expliquant les termes et expressions en usage en assurance-vie, ce que nous ferons sans transitions en passant d’un terme à l'autre. D'ailleurs ces termes sont si intimement liés entre eux qu’il serait peut-être superflu de les désunir par des transitions.

Explications des termes d’Assurance-Vie

POLICE : C’est un contrat d’assurance qui contient les conditions et conventions faites et. acceptées de part et d’autre par l’assureur et lassuré, ces conventions sont basées sur les déclarations du proposant.

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