‹ Deux drames, 1871Chapitre 6 sur 31 · DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE. — N" I · texte numérisé non relu

DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE. — N" I

Hôtel de Ville, le 22 janvier 1871. — 2 h. 5o m. soir. Cambon à Jules Ferry- Robinet arrive et me dit que vous ne prenez pas les manifestations au sérieux.

Il y a beaucoup de monde et très-hostile. Une seconde députation, reçue par Chaudey, sort et harangue la foule. Un groupe de S.ooo personnes compactes est au milieu de la place. C'est beaucoup plus sérieux que vous ne croyez.

(i) Les phrases en italiques de ces dépêches ont été soulignées par la Commission d'enquête, afin de mettre en relief ce qui pouvait accuser Chaudey.

L ORDRE DE TIRER

Chaiidey consent à rester là; mais prenez des mesures le plus tôt possible pour balayer la place. Je vous transmets, du reste, Vavis de Chaudey.

DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE. — N" IOO8

Hôtel de Ville, le 22 janvier 1871. — 2 h. 5^ m. soir. Cambon à Jules Ferry

Une compagnie de marche du 207^ bataillon se range devant la porte en criant : Vive la Commune! Ils... — Coups de fusil sur la place, j'interromps dépêche.

On tire sûr la foule, sur la place...

Ils... grand guidon rouge, et sont acclamés par les individus bruyants de la foule. Le feu continue.

A ces trois dépêches de Cambon à Jules Ferry, il faut joindre la pièce suivante, émanant de la police municipale. Elle explique la phrase de la première dépêche (i h. 55 m.) de Cambon : « La place est à peu près vide. » La place s'était vidée à la suite du geste des mobiles « braquant leurs fusils sur la place. » La foule remplira à nouveau la place, dès que son émotion se sera calmée. A 2 h. 5o m., il y aura « beaucoup de monde et très-hostile ».

Voici cette pièce :

Police municipale

Service de M. Bressaud, officier de paix. - Cabinet. - 1" Bureau. Surveillance générale.

Paris, 22 janvier 1871. — i h. 40 m. soir.

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