‹ Deux drames, 1871Chapitre 9 sur 31 · ANNEXE · texte numérisé non relu

ANNEXE

Les acteurs et spectateurs du drame étaient placés comme je l'ai dit. Lorsque le commandement commença, un des gendarmes s'enfuit dans cette partie à droite. C'est alors que Clermont demanda à Slom son revolver (non chargé du reste) et passant derrière le peloton d'exécution, vers le mur A, et devant Préau de Vedel, courut dans l'espace libre à droite. R. Rigault lui cria alors : « Ne le tue pas, au moins, ramène-le. »

Je n'ai vu aucun des détails de ces exécutions, ni les coups de grâce à Ghaudey, ni la fuite du gendarme, ni leur exécution. Placé derrière le peloton, c'est à peine si j'apercevais la silhouette de Chaudey. J'entendis, au moment de la détonation, le cri très prononcé de : « Vive la République ! »

Voilà toute la vérité sur cet événement.

Paris, le aS juin 1887.

André Slom

drames. — 6.

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