‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 11 sur 168 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

JOULIN, HENRIETTE, Madame JOULIN Mrae JOULIN

J’ai lu ton petit mot... Qu’y a-t-il donc J’espère que ce n’est pas grave !

HENRIETTE

Pas grave du tout.

Mme JOULIN

Je respire. . .

Quand partez-vous pour Dijon?

Mme JOULIN

Demain matin. Il commence à faire très chaud à Paris. Ton père reviendra de temps

en temps, mais moi, j’ai l’intention derester trois mois là-bas sans bouger.

HENRIETTE

Bon... Alors vous partez demain matin... A quelle heure?

Mme JOULIN

A midi. N’est-ce pas, Adolphe?

JOULIN

A l heure que tu voudras, ma chérie.

HENRIETTE

C’est parfait. J’ai le temps de faire mes malles... Voulez-vous de moi?

Mme JOULIN

Mais je crois bien, mon enfant ! Il y a assez longtemps que nous te demandons de venir. Ton père a fait de grands changements dans la propriété, tu verras.

JOULIN

J’ai installé une salle d’armes comme celle que j’ai à Paris.

HENRIETTE

Ce doit être charmant.

M,ne JOULIN

Est-ce que ton mari peut t’accompagner ?

HENRIETTE

Non, il ne peut pas m’accompagner, mon mari.

Mme JOULIN

Il ne te rejoindra pas ?

HENRIETTE

Non.

Mme JOULIN

Combien de temps resteras-tu avec nous ?

Tout l’été, si vous voulez bien.

Mine JOULIN

Sans ton mari ?

HENRIETTE

Sans mon mari.

Mine JOULIN

Je ne comprends pas, tu sais.

JOULIN

Moi non plus.

HENRIETTE

Je vais vous expliquer, vous allez comprendre tout de suite. J’ai l’intention de divorcer.

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