‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 12 sur 168 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Mme JOULIN, avec un haut-le-corps.

Hein ?

JOUL1N, se levant également*

Quelle est cette plaisanterie ?

HENRIETTE

J'ai l’intention de divorcer, et je préfère vivre auprès de vous jusqu’au moment où le divorce sera prononcé.

Est-ce que tu ne perds pas un peu la tête ?

HENRIETTE

Je n’ai jamais été plus calme. J’ai même déjà vu notre avoué. Le divorce par consentement mutuel n’est pas admis, mais quand on est d’accord pour divorcer, il y

a trente-six moyens de tourner la loi. lime les a indiqués, l’avoué! Nous n’aurons que l’embarras du choix.

Mme JOULIN, à Joulin qui veut prendre la parole.

Laisse-moi parler... (A Henriette :) Que s’estil passé depuis avant-hier entre ton mari et toi? Car nous avons dîné avant-hier chez vous, vous étiez très gais, tous les deux ; vous aviez l’air de vous entendre parfaitement.

HENRIETTE

Tu vas voir. Assieds-toi... Il faut vous dire d’abord que depuis la première année de notre mariage, Edouard n’â pas cessé de me tromper.

JOULIN

Oh!

Il n’y a pas de : üh ! Il ne s’est pas arrêté depuis sept ans. Et avec un aplomb ! une

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