‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 138 sur 168 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

qu’elle ne regrette rien du passé et qu’elle n’est pas mécontente de devenir votre femme... Ce que lui a fait Maubrun ne peut pas s’oublier, et elle aura beau le revoir... D’ailleurs, il vaudrait mieux qu’elle ne le revît pas... Votre futur beau-père et lui sont très liés aujourd’hui, dit-on... Henriette aura le tact de faire comprendre la situation à son père, n’en doutez pas... Il serait absurde et un peu choquant qu’elle rencontrât continuellement son premier mari ; vous auriez le droit et le devoir de vous en offusquer... Mais tout cela finira par s’arranger, et beaucoup mieux que vous ne le croyez vous-même.

Vous ne voyez pas autre chose à me dire ?

Mme BRÉNEUIL

Pas pour le moment.

Entre un domestique avec une carte.

LE DOMESTIQUE

Ce Monsieur demande si Monsieur peut le recevoir ?

LE HAUTOIS, prenant la carte.

Maubrun!... Vous avez fait entrer au salon?

LE DOMESTIQUE

Oui, Monsieur. ..

LE HAUTOIS

Priez d’attendre un instant...

LE DOMESTIQUE

Bien, Monsieur.

Il sort par la droite.

Mrne BRÉNEUIL

C’est M. Maubrun qui vient vous voir ?...

Page 1