‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 23 sur 168 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Chaque fois qu’une femme de notre entourage a envie de tromper son mari, mon affaire est bonne, c’est sur moi que ça tombe...

JOULIN

Vous n’êtes pourtant pas irrésistible. Il y en a cent comme vous.

ÉDOUARD

Il paraît que ça ne suffit pas encore.

JOULIN

Et vous n’avez jamais aimé aucune de ces femmes-là?...

ÉDOUARD

Jamais de la vie !

JOULIN

Vous, avec votre caractère, vous rencontrerez un jour une créature qui vous en fera voir de toutes les couleurs.

ÉDOUARD

Je ne l’aurai pas volé.

JOULIN

Mon cher, puisque vous saviez que vous étiez comme ça, il ne fallait pas vous marier.. Remarquez que, comme homme, je vous comprends. J’irai plus loin : je vous envie; oui, j’admets parfaitement que l’on trompe sa femme... Mon Dieu ! la nature humaine est la nature humaine... Mais on n’a pas le droit de se laisser pincer. La fidélité de l’homme, c’est la prudence.

ÉDOUARD

Ce que vous dites est plein de bon sens.

JOULIN

Je vous citerai l’exemple d’un de mes amis... qui a trompé sa femme... comme vous avez trompé la vôtre, peut-être pas

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