‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 47 sur 168 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

C'est l'affaire de deux ou trois petits voyages à Paris et de quelques formalités à remplir, puisque nous sommes d'accord.

ÉDOUARD

Mais nous ne sommes pas d'accord \ Jamais je ne consentirai à divorcer !

HENRIETTE

Tu n’y consentiras pas?

ÉDOUARD

Non... non...

Tu chercheras à t’y opposer?

ÉDOUARD j avec mollesse*

Parfaitement!

HENRIETTE

C’e3t ce que nous verrons. En attendant, je m’en vais.

ÉDOUARD

Où ça ?...

HENRIETTE

Quand je serai arrivée, je t’écrirai.

ÉDOUARD

Ma petite Henriette... ma petite Henriette... je t’en prie...

HENRIETTE

Est-ce que tu veux m’empêcher de partir, aussi ?

ÉDOUARD

Oui, oui et oui! Là... Je t’aime, moi, je t’aime !...

HENRIETTE

Tu dis clés enfantillages. Tu ne m'aimes pas et tu ne m’empêcheras pas de partir. On n’empêche pas les gens de partir. Il faudrait toujours avoir un gendarme avec soi. . . (Appuyant sur un timbre.) D’ailleurs, tu Vas voir.

ÉDOUARD

Qu’est-ce que je vais voir?

Entre Louise.

HENRIETTE

Louise ?

LOUISE

Madame?

HENRIETTE

Vous allez faire les malles... Nous quittons Paris demain.

LOUISE

Bien, Madame.

HENRIETTE

Vous emporterez toutes mes robes d'été et tout le linge,

LOUISE

Oui, Madame.,.

HENRIETTE

En outre, nous ne dînons pas ici ce soir... Nous dînons chez ma mère. (Signe de tête de Louise.) Et nous ne coucherons pas non plus ici... nous coucherons également chez ma mère.

LOUISE

Moi aussi?

HENRIETTE

Vous aussi».. Dépêchez-vous donc...

Voilà !

Louise sort.

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