‹ Deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 77 sur 168 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

HENRIETTE

Nous sommes exposés, mon mari et moi... pardon, M. Maubrun et moi, à nous rencontrer, puisque nous habitons la même ville, que nous avons les mêmes habitudes, que nous fréquentons le même monde... Il faut en prendre notre parti.,. De quoi riezvous ?

LE HAUTOIS

Je ne ris pas, je souris...

HENRIETTE

Et pourquoi souriez-vous ?

LE HAUTOIS

Parce que vous dites que vous fréquentez le même monde... Vous ne fréquentez pas le même monde, heureusement pour vous.

HENRIETTE

Vous trouvez cette réflexion de bon goût ?/

LE HAUTOIS

Je n’ai pas cette prétention. D’ailleurs, toutes les réflexions que je ferai ce soir seront de mauvais goût; j’ai senti ça en arrivant. Toutes les paroles que je prononcerai, quelles qu’elles soient, n’auront pas le sens commun. Je vous raconterais l’histoire que j’ai racontée cette après-midi au Conseil d’Etat et qui a fait s’esclaffer tous mes collègues, que je n’amènerais pas un sourire sur vos lèvres. Il y a des jours comme ç§. Soyez tranquille, ce n’est pas aujourd’hui que je choisirai pour vous demander de fixer la date de notre mariage.

HENRIETTE

Vous ferez bien !

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