C-i) Variante : il fut «oignenx d'enrii-hir son li>,'na;;e
Par dons, )»ar vols, jiar fraude et ni.iriaK'u.
(es deux variantes se trouvent dans • le Tablivtii de la vie et du yoiixerneinent de .Messieni-s les rarJinaux Kichelieu et Mazarin el de .Monsieur Colbert rcpréseulé en rtive|-ses s.ilyr.'s et jioé.sies in^i^nienses av«ie ini recueil irépigrammes sur la vie el la nioil di- Monsieur Fou<|ni-l cl sur diverses choses •|<<< >■- ^otd passées à Paris en tu t«nips-là. • A (ÀtloKne, chez Pierie Marteau, 1(!!t:} in-t'J.
(\) l-i »UI t.' IlciMi IV -m 1.' Poitt-Ncuf.
^gidii Menagii Miscellanea, Parisiis, 1652, in-4".
A Monsieur Ménage.
SONNET. (1
Quels honneurs éclatants (2) n'as-tu point mérités '? Tu n'es qu'aux premiers jours (3) où l'homme est vraiment
homme, Et déjà ton esprit a toutes les clartés Des fameux (4) écrivains d'Athènes et de Rome.
Apollon me l'a dit, tu seras sans pareil
En l'art qui nous apprend tant d'illustres mensonges,
Il n'est point de savant dont le profond sommeil
Sur la double Montagne ait fait de si beaux songes. (5)
Ménage, ((j) si tu vis autant que j'ai vécu, Tu verras à tes pieds le critique vaincu Applaudir à ta muse éloquente et fertile ;
Et le siècle présent, et tous ceux qui naîtront Ne se pourront lasser (7) d'admirer sur ton front La couronne d'Homère et celle de Virgile.
M. Maynard, Président d'Aurillac.
(1) Ce sonnet a été donné coiniiiG inédit par M. Prosper Blancheinaiu dans son édition des « Poésies diverses de François de Maynard non i-ecuoillies dans le volume de ses Œuv les |inl)liées en 16i6. >i
(•2) Var. : Cher ami,
(S) Var. : Tu n"as pas alteinl l'âge.
^'^) Var. : Des premiers.
(5) Var. : Sur la fameuse roclie ait t'ait de l'ius bcuu.v songes.
(6) Var. : TimanUie.
(7) Var. : Is'e seront jamais las.
Recueil de poésies chrestiennes et diverses, dédié à Monseigneur le prince de Conty par M. de la Fontaine. Paris, Pierre le Petit, 1671. 3 vol. iu-12.
SONNET. (1
La vie est un grand bien, mais «e bien me tonruiente, Ma vieillesse (2) m'accable, et je crains de guérir : O fjue j'ai de plaisir quand ma faiblesse augmente Puisqu'elle m'avertit qu'il est temps de mourir.
Les maux que je ressens, et qui me font la guerre, Depuis que ma jeunesse a tenniné son cours, M'ont si bien détaché des objets de la terre Que je voudrais hâter la luite de mes jours.
Quelque eHroi que la mort porle sur son visage. .Je veux en l'afirontant montrer que mon courage N'est pas un ennemi qu'elle puisse ébranler.
Mais (jue dis-je ennemi ! je suis amoureux d'elle, Sans passer dans la tombe, on ne saurait aller A la belle demeure où la foi nous appelle.
(1) Cf sonii'-l vi li; suivant mit oit- iloiiliés Coiiiim»- iiii-ilil-i par M. l'|-o<|ier IMaïuhiMiiaiii di lis son édition dos « Pwsies divH-ses de M.iynard ni«ii rfcnoillics dans li' \uluiiie du se* (KiiM'Os juibliécs f>ii ^<^\6. »
(2) CelU; e\|ii-fssiuii c-oiiltrine ce i|iii' rappurt»- Tilun ilii 1 ilUM «pu' cps di'iix sniiiii-ls cl l«» inadi'i}(al «pii ji's .suit, nireiit rompost's par .Maynai'd «pit-lipics jours soiiltMijenI a\anl sa mort. — !.<• Parnasse François, di-iliH an Roi, p.ir M. Tilon du Til!<'t, Commissaire Provincial des (;nerres. ri-dcvant Capitaine de Ki-aKons, et Maitrc-d'IIôlel de l'en.' MadaiiD» la lianpliiii)'. M«'mt du Moi. Paris, de rimpriineiie de Ji-aii-Haplisle Coigimnl Ulb, liniirim«ui da IWi. 1732, iu-l*.
SONNET
Qu'on ne m'accuse point de redouter la mort : La terreur qu'elle donne est juste et naturelle ; Contre ce monstre aflVeux il n'est rien d'assez tort Et le Sauveur du monde a tremblé devant elle, (l)
Seigneur en ce moment qui doit borner mes jours Que deviendrai-je, hélas ! si tu ne me secours ? Dissipe les frayeurs qui naissent de mes crimes ;
Permets-moi de prétendre à la gloire des cieux Et la mort qui m'appelle au rang de ses victimes Toute horrible qu'elle est sera belle à mes yeux,
>rAliRl(lAL.
:^^e pense pas que cette douce vie
Ni que ce lieu si charmant et si beau
Dont ton humeur est puissamment ravie,
Puisse exempter Ion corps d'entrer dans le tombeau
D faut partir, il faut quitter le monde :
Tous ses plaisirs ne sont que vanité,
Crois-moi, mon cher Tirsis, sa faveur est une onde.
Qui n'est jamais dans la tranquillité.