‹ Deux mariages: un grand mariageChapitre 7 sur 7 · MO DN HARIAOB D*AMOUR · texte numérisé non relu

MO DN HARIAOB D*AMOUR

bord, regarde donc un peu quelle heure il est.

— Oh ! deux heures du matin !

— Oui, deux heures du matin! C'est déjà une bonne raison pour nous en tenir là...

Ce n'est pas la seule... Je crpis qu'à partir de maintenant nos ecrilures vont devenir terriblement monotones. Ce sera de Famour^ et encore de l'amour, et toujours de l'amoijLr I II n'y aura plus que cela dans nos petites notes... dans les miennes^ au moins,

— Dans les miennes aussi.

— Et de l'amour comme tout le monde, de Tamour avec la liberté de nous voir, de l'amour avec la liberté de nous parler...

Dèâjque j'ai pu te regarder de tout près, le beau mérite det'avoirvue telle que tu étais, telle que tu es, c'est-à-dire la plus jolie et la meilleure de toutes les femmes ! Le beau mérite de t'avoir aimée ! Non, vois-tu, ce qui a été rare et délicieux dans notre roman, c'est son début . Nous nous sommes

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aimés en quelque sorte d'instinct, à distance, à première vue, sans avoir besoin de nous parler ni de nous connaître. Tout de suite, quant à moi, à tràvei^ tes yeux, j'ai lu dans ton â m e . Depuis le H juin, le jour du dîner, jusqu'au 47 août, le jour du mariage, nous avons échangé bien des paroles et bien des paroles; nous nous sommes dit de bien douces et de bien gentilles choses ; mais jamais, ma Jeannette, jamais il n'y eut entre nous de conversation plus tendre, plus passionnée, que cet absurde dialogue, dans la cour, près de l'écurie, devant Jupiter et Picot. J'ai été pris ce jour-là d'une telle émotion que j'ai senti que c'en était fait à jamais de ma destinée. Je suis sorti de cette petite cour de la rue des Arcades avec la certitude que tu serais à moi et que ma vie entière se passerait attacher de te rendre heureuse... 11 y a bientôt deux ans de cela... Jusqu'à présent, mon amour, ai-je réussi?

ut

UN MARIAGE D^AMOnU

— Oh! oui, mon ami. Olil oui!...

Elle n'était plus sur le petit gouf... Elle était sur ses genoux... Et, laissant de côté les petits cahiers, ils ne lurent pas plus avant ce soir-là.

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