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location, L'exiguïté du Local décrit dans L'acte el surtout plusieurs actes de même date et postérieurs, indiquant une Montesquieu habitait toujours avec son frère, permettent d'admettre qu'il avait loué ces appartements pour offrir L'hospitalité hors du Doyenné
soit à de GuasCO, soit à Vcnuti ou à d'autres étrangers dont il
recevait fréquemment la visite à Bordeaux et à La Brède.
Le 22 novembre 1749, naît à Bordeaux le petit -fils de Montesquieu, qui embrassa la carrière militaire, servit dans la guerre de L'Indépendance américaine, comme aide de camp du chevalier de Chastellux, et fut colonel des régiments de la Couronne et de Cambrésis, émigra en Angleterre pendant La Révolution, s'y maria avec miss Marie -Anne Mac Geoghegan O'Neil, d'une ancienne famille irlandaise, et mourut sans ratant le 29 juillet [82 | au château de Bridge Hill, près la ville de Cantorbéry.
Le 26 novembre 1750, Montesquieu fait son testament à Paris avec la préoccupation d'avoir des héritiers de son nom; c'est de cette même préoccupation qu'était venu L'engagement pris envers le mari de sa tille Denise au sujet de la baronnie de Montesquieu.
En 1754, Joseph de Montesquieu, le doyen de Saint-Seurin, meurt à Barèges. Son frère dut chercher de nouveau un logement; il le choisit rue Porte-Dijeaux, près de l'ancien Manège appartenant aux Carmélites. M. Lapierre, géomètre de la Ville, a pu retrouver exactement la place occupée autrefois par cette dernière habitation du président de Montesquieu. Le bail passé B les Carmélites le fut le 18 décembre 1754, pour neuf années. — On sait que Montesquieu mourut moins de deux mois après, le 10 février 1755, à Paris, dans son logement de la rue Saint- Dominique.
Le cadre de cette rapide biographie de Montesquieu ne permettait pas de faire ressortir le bien que l'illustre auteur de r Esprit des Lois a fait à son pays et plus particulièrement à Bordeaux. An moment où un nouvel hommage d'admiration va rappeler son souvenir à nos mémoires, nous cro}-ons devoir ajouter ici un rapide exposé des titres qu'il a à notre reconnaissance, en faisant connaître les services rendus par lui à l'Académie, services dont nous profitons encore, au commerce bordelais et à L'agriculture.