‹ Deux oubliés de l'histoire [microforme]Chapitre 5 sur 7 · PRUD'HOUME] DEUX OUBLIÉS DE L'HISTOIRE · texte numérisé non relu

PRUD'HOUME] DEUX OUBLIÉS DE L'HISTOIRE

Dès son arrivée à la Montagne-de-Bois, le Bœuf-Assis vint le ux Américains, it rendue d'elle-même, avant

même son arrivée au fort Buford.

Alors le Bœuf-Assis lui dit: “Si tu veux me donner ce que je vais te demander, je vais te dire ce que je prétends faire aujourd’hui.” I] demanda dix sacs de farine et un grand repas pour tous ceux qui étaient là, environ 350 Sioux, avant de parler. Jean-Louis consentit à tout. Après le festin, Jean-Louis lui dit qu'il dans sept jours, avec tous ceux qui voudraient l'accompagner.

Le Bœuf-Assis Jui répondit alors: “II n'y a que tes paroles et celles des prêtres que je mets de côté,” voulant dire par là qu'il n'avait confiance qu'en eux, Parce qu'ils ne l'avaient jamais trompé.

La veille du départ, le Bœuf-Assis d farine que Jean-Lo

Il avait 35 charettes et d Les Sioux lui demandèrent des cartouches,

Il répondit qu'il leur en fournirait en cas d voyage. Le matin du jour fixé pour le dé malade et refusa de partir. Il défendi: à ses femmes de défaire la loge. Un bon nombre, entraînés Par son exemple, en firent autant. Voyant qu'il ne pouvait décider le Bœuf-Assis à le suivre, Légaré se mit en route avec 25 charettes.

Le Bœuf-Assis, le Tonnerre-Rouge et les Quatre-Cornes, suivis du reste des Titons, prirent une autre direction, disant qu'ils s’en allaient à la Rivière-au-Lait, Ils €mmenaient avec eux une grande

e danger au cours du part, Bœuf-Assis se dit

le suivre.

direction.

bien disposés de venir à lui, Le Bœuf-Assis s'assit et se mit à fumer, deux chefs et il fut décidé de suivre les autres

Il tint conseil avec les Sioux pendant quelque

Le deuxième jour du voyage, les Titons commencèrent à voler les provisions de Légaré, et à les donner à un groupe de sauvages qui les accompagnaient jusqu’à la frontière.

Le soir, un Titon prit un sac de farine pour le donner. Jean- Louis lui défendit d'y toucher. Irrité, ce sauvage tira deux coups de fusil sur le sac, le trouant de part en part.

Des scènes de ce genre se répétaient à tous les jours. Il ne fallait rien moins que la patience et le courage de Jean-Louis pour diriger cette troupe désordonnée.

Cependant il fallait se hâter d'arriver au fort Buford, car les provisions menaçaient de manquer.

Légaré distribuait à tous les jours 1,000 livres de provisions, sans compter les cabris que tuaient les sauvages.

À tous les matins, 25 à 30 Sioux partaient en avant, comme éclaireurs. Il n'y a aucun doute que si un soldat américain s'était montré le long du voyage, les Sioux auraient soupçonné qu'on leur tendait un piège et auraient rebroussé chemin.

Le Bœuf-Assis semblait suivre les autres à regret et, deux matins, il refusa de défaire sa loge.

Il voulait retarder sous prétexte de fumer la pipe, tenir conseil ou boire du thé.

Le quatrième jour, Légaré envoya ‘une lettre au major Brotherton, par un des Sioux. Il l'informait qu'il était en route avec le Bœuf-Assis, six chefs et deux cents Sioux et qu'il manquait de provisions. Mais il recommandait au major de ne pas lui envoyer de vivres par des officiers ou des soldats, de crainte d'effrayer les Sioux, mais de choisir plutôt des métis. £

Voici la réponse que lui expédia le major Brotherton:

FORT BuFoRT, DAKorA.

Vendredi, 15 juillet 1881.

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