‹ Deux Petits SignesChapitre 4 sur 15 · EXPOSITION · texte numérisé non relu

EXPOSITION

L’ectropion de la paupière inférieure, quelle qu'en soit la cause, est une affection disgracieuse qui, livrée à ellemême, peut entraîner des complications telles que la nécessité de sa cure chirurgicale est admise unanimement aujourd'hui, par les oculistes. L'’ectropion de la paupière inférieure n’a aucune tendance à régresser spontanément. Dès que son développement est venu empêcher l’écoulement normal des larmes par les voies lacrymales, les conséquences de l’épiphora s'ajoutent, ce qui a pour effet d'augmenter encore davantage le renversement de la paupière

Il est donc de première importance que le diagnostic soit posé tôt. PAR

Au premier stade, en effet, que nous appellerons, après le D' Cantonnet, le stade d’ectropion latent, la déformation est facilement curable ou plutôt on dispose d'une. thérapeutique en quelque sorte abortive. Elle est applicable partout et par tous avec l’instrumentation restreinte et famillère de l’omni-praticien, qui évite ainsi à ses malades le développement d’une affection pénible, défigurante, dangereuse et l'opération chirurgicale inévitable où conduit l’ectropion.

La description et l'étude de deux petits signes de cet ectropion latent, qui n'est que le début de l’ectropion classique, vont faire le sujet de ce travail. Ces deux signes

. \ sont dus au D' Cantonnet qui insiste sur eux dans son enseignement oral à l'hôpital Cochin, pour l'examen clinique des paupières. :

Mais avant de passer à leur description, nous devons d'abord rappeler les conditions anatomiques et physiologiques qui les déterminent, les occasions pathologiques qui les font apparaître.

Nous allons donc d’abord résumer brièvement les notions d'anatomie élémentaire et de physiologie indispensables à nos explications. Elles porteront sur la description rapide des paupières, de l’appareïil lacrymal et des couches superficielles de la région génienne. Nous suivrons le cours normal des larmes, de leur sécrétion à leur passage sur la cornée, la conjonctive et dans le canal lacrymornasal. :

Nous verrons ensuite les perturbations apportées dans ce fonctionnement physiologique, par les relâchements musculaires, les rétractions cutanées cicatricielles, les paralysies du nerf facial, toutes conditions déterminantes de l’ectropion latent, avant de le devenir de troubles plus sérieux.

Nous exposerons ensuite les moyens de mettre en évidence cet ectropion latent, et quels sont ses signes cliniques. SET

Enfin, nous indiquerons la thérapeutique qu'il comporte.

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