SUPERFICIELLES DE LA RÉGION GÉNIENNE
à re VER Les paupières, voiles membraneux situés au-devant -de la région orbitaire, recouvrent en partie ou en totalité, 3 suivant qu’elles sont cuvertes ou fermées, le segment antérieur du globe de l'œil envers qui elles jouent un rôle de protection.
. Les limites extérieures de la région palpébrale sont tra- ‘cées par ce rebord orbitaire.
Au nombre de deux, les paupières sont fort inégales comme étendue, la paupière supérieure l’emportant de VE beaucoup en surface sur la paupière inférieure. Malgré s des différences de détail, les deux paupières entrent assez 8 bien ensemble dans le cadre d’une description générale. #4
La face antérieure de chaque paupière est convexe en tous sens, et ceci, pour la paupière inférieure présente une HA certaine importance. Celle-ci, en effet, de par cette convexité, est dans presque toute son étendue sans soutien anatomique, elle s’avance en encorbellement au-dessus du rebord orbitaire situé au-dessous d’elle et dont elle est séparée par le sillon orbito-palpébral inférieur. Les liquides ou sécrétions accumulés près de son bora libre et dans la partie supérieure du cul-de-sac conjonctival pèseront sur ælle verticalement et tendront à la renverser.
La face postérieure ou muqueuse concave, recouverte par la conjonctive, fait partie du cul-de-sac conjonctival. Normalement il y a contact, d’étendue variable, suivant l'occlusion, entre les deux feuillets conjonctivaux, le bulbaire
et le palpébral. Le globe de l’œil et la paupière inférieure sont en rapports directs. Mais là encore toute stagnation lacrymale ou muqueuse, emplissant le cul-de-sac, tendra. par son volume à les éloigner.
Les deux paupières se réunissent en deux commissures qui représentent pour la paupière inférieure deux points de fixation anatomique. Quand on renverse cette paupière artificiellement pour examiner le cul-de-sac conjonctival inférieur, les deux commissures restent en place et c’est sensiblement autour d'un axe les joignant que se fait le mouvement de bascule.
Le bord libre des paupières présente une épaisseur de 2 millimètres. On lui distingue une portion cilimure: qui constitue la plus grande partie du bord libre des paupières, depuis la commissure externe, jusqu'à quelques millimètres de la commissure interne où se trouvent lepoint lacrymal et la portion lacrymale du bord libre.
Cette portion ciliaire du bord libre porte à sa lèvre antérieure le sol ciliaire avec ses cils et ses glandes cihaires; elle porte en outre les glandes de Moll qui sont des glandes sudoripares modifiées. La lèvre postérieure. des mêmes bords libres présente 20 à 30 petits orifices, qui sont les extrémités des canaux de glandes sébacées dites glandes de Meibomius. Il y à donc «ne abondante richesse glandulaire dans le bord libre des paupières. Ceci explique les facilités avec lesquelles cette région der vient le siège d'infections soit aiguës (orgelet, meibomites), soit chroniques (blépharites diverses, chalazions). Ces infections, apparaissant aux moindres causes favorisantes, ne laissent pas que de jcuer un rôle important dans l'étiologie: d'abord, puis dans Iles conséquences elles-mêmes, de la déformation du bord libre qui fait l'objet de ce travail.
La portion: lacrymale du bord libre, très courte, est arrondie, lisse et dépourvue de cils. Elle porte les points lacrymaux et les premières portions du canal lacrymal. L'étude de ces organes sera résumée à propos des voies lacrymales quelques pages plus loin.
A PATTN
Plans constitutifs. — En allant de Ja bériphéne vers la profondeur, on trouve dans l'épaisseur des paupières un certain nombre de plans anatomiques parmi lesquels nous énumérerons: 1° la peau; 2 le tissu cellulaire souscutané; 3° la couche musculaire à fibre striée: 4 le tissu sous-musculaire ; 5° le septum orbitale : 6° la couche musculaire à fibres lisses et 7° une couche muqueuse.
La peau des paupières est mince et fine. Alfieri 1898) a fait remarquer sa pauvreté en fibres élastiques, excep‘é au niveau des cils. Il s’agit là d’un détail important. Cette: indigence de tissu élastique explique comment certaines causes étrangères pourront avec une relative facilité rendre cette peau des paupières inextensible en quelque sorte et comme papyracée.
La couche celluleuse sous-cutanée est aussi fort mince,
et nous ne ferons que la mentionner.
La couche musculaire à fibres striées est formée par le muscle orbiculaire des paupières. Les faisceaux de ce muscle entourent l’crifice palpébral à la manière d'un anneau elliptique large et aplati. Sa circonférence intéportion réfléchie ou tendon réfléchi, se fixe à la lèvre férence extérieure suit et dépasse le rebord orbitair. Les faisceaux constitutifs du muscle se détachent de deux lames tendineuses dont l’une: portion directe du tendon ou tendon direct de l’orbiculaire, s’atiache à la lèvre ‘antérieure de la gouttière lacrymo-nasale, tandis que l'autre: portion réfléchie ou tendon réfléchi, se fixe à la lèvre postérieure de cette gouitière et à l’unguis. Après la jonction en un tendon unique de ses deux portions, le nouveau tendon de l’orbiculaire se bifurque en deux branches, l'une supérieure, l'autre inférieure, qui gagnent la paupière correspondante et viennent se terminer chacune sur l’extrémité interne de la bandelette tarse.
Après avoir pris leurs insertions sur le tendon de l’orbiculaire et ses deux expansions, les fibres de l'orbiculaire, garnies de quelques fibres venues du pourtour orbitaire en particulier de l’arcade zygomatique, décrivent