‹ Deux poëmes d'été: la cantate a trois voixChapitre 17 sur 31 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

M^NÉLAS

Qui es-tu ?

BRINDOSIER

Salut, fils d'Atrée et gendre de Jupiter !

PROTEE 97

MÉNÉLAS

Comment me connais-tu ?

BRINDOSIER

Qui ne connaît Ménélas et la vengeance qu'il a tirée de Priam ?

Toute la mer, bleu-sur-bleu, est emplie de ta gloire !

Abats cet arc.

MÉNÉLAS

Es-tu de la bande aussi de ces sauvages ?

BRINDOSIER

Je ne suis qu'une pauvre Nymphe, et ma mère m'appelait Brindosier,

A cause de mes mœurs rustiques et de mon simple langage.

MÉNÉLAS

Allons, une Nymphe à présent !

Et ce sont des cornes que je vois sous tes

cheveux ?

BRINDOSIER

A peine. De tout petits cornichons d'écaillé blonde, un simple ornement.

Et vous ne me ferez pas croire qu'un homme comme vous

N'ait jamais rencontré de nymphe dans sa vie ?

Abats cet arc, héros, qui me fait frémir !

MÉNÉLAS, abaissant son arc et la main sur son épie

Tout cela n'est pas clair.

Mais je n'ai peur de rien. Il n'est pas né, celui qui m'enlèvera celle que je tiens par la main 1

BRINDOSIER

Qui est-ce }

MÉNÉLAS

Ecoute. Elle te le dira elle-même.

Je suis Hélène.

Elle se tait.

PROTÉE 99

BKINDOSIER

Eh quoi, c*est la fameuse Hélène que vous tenez par la main ?

MÉNÉLAS, avec orgueil Elle-même.

BRINDOSIER

Salut, Hélène.

MJ&NÉLAS

Elle ne répondra pas. Depuis ce qui est arrivé, Elle est si tellement pleine d'orgueil qu'on ne peut rien en tirer

Hors « Je suis Hélène " I

BRINDOSIER

Salut, fille de Jupiter 1

MÉNÉLAS

Quel est cet air de doute et d'étonnement }

BRINDOSIER, k tirant à part

Monsieur, c'est que nous avons ici une autre

loo DEUX POËMES D'ÉTÉ

Une autre Hélène ?

BRINDOSIER

Il y a juste dix ans et le jour où tu ne la vis plus dans ta maison.

MÉNÉLAS

J'ai entendu déjà cette bonne histoire D'une autre Hélène qui* vit entre la Crète et l'Egypte.

BRINDOSIER

Veux-tu la voir ?

MiNÂLAS

Je n'y tiens pas le moins du monde.

BRINDOSIER

Laisse-moi voir celle-ci.

MÉNÂLAS

A quoi bon ?

BRINDOSIER

As-tu peur ?

PROTEE loi

MÉNÉLAS, levant le voile d^HÉLÈNE

Voilà comme j'ai peur,

BRINDOSIER regarde HÉLÈNE et ne dit rien.

Eh bien ? Naturellement c'est le même visage ?

BRINDOSIER

Oui.

MÉNÉLAS

J'attendais cela ! c'est encore un tour pour me vexer !

Mais je suis un vieux chien dont on ne brouille pas les voies si aisément.

BRINDOSIER

Qui donc, si pas elle, t'aurait décrit à moi si justement que je te reconnus aussitôt .?

Ce teint coloré, ce front bas, ces petits yeux défiants, et cet air de taureau ?

Et cette mèche blanche qui le jour de ton mariage déjà se mêlait à tes boucles d'hyacinthe ?

Allons, lève ce casque.

MÉNÉLAS, se démasquant C'est vrai.

BRINDOSIER

Veux-tu d'autres détails ? Qui d'autre te connaîtrait ainsi ?

MÂNÉLAS

Je sais que la véritable Hélène est celle que je tiens par la main.

BRINDOSIER

Tu le sais ?

MÉNÉLAS, déclamant Je le sais, je le vois, et j'en suis convaincu.

BRINDOSIER, de même

Mais on n'est convaincu que dès qu'on n'est pas sûr.

MÉNÉLAS

C'est Hélène.

BRINDOSIER

Quelles preuves en as-tu ?

MÉNÉLAS

Quelles preuves ? Je n'en veux d'autres que

PROTEE 103

Troie en cendre et deux cent mille hommes égorgés !

Et ces dix ans de patience forcenée, l'un après l'autre, faits de jours que j'ai tous comptés.

Et ma nièce Iphigénie mise à mal, et l'attente suprême dans le ventre du Cheval de bois !

Et tu dis que ce n'est pas Hélène !

BRINDOSIER

L'appât des dieux qui voulaient détruire Prîam a été bon.

MÉNÉLAS

Ne me mets pas en colère, tais-toi ! et dis-moi quelle est cette île.

BRINDOSIER

Naxos.

MÉNÉLAS

Naxos ? D'après la carte elle est bien plus au nord.

BRINDOSIER

Elle est ici pour le moment.

MÉNÉLAS

Très bien. Et quel est le maître de Naxos ?

BRINDOSIER '

Le vieillard Protée, roi des Phoques et de tous les monstres amphibies.

MÉNÉLAS

Peut-il me donner un grand morceau de chêne de vingt coudées pour faire un mât ? et un autre de dix coudées pour faire une antenne ? et soixante brasses de funin, et cent pieds carrés de bonne voile de lin, et quarante paires d'avirons, et de l'étoupe, et trois chaudières de goudron, et un peu de peinture ?

BRINDOSIER

Tout cela, il peut te le donner. Mais il est avare.

MÉNÉLAS

Je n'ai rien du tout pour le payer.

BRINDOSIER

Tu peux te faire donner tout cela sans argent.

PROTEE 105

Comment ?

BRINDOSIER

Par art et ruse, que moi, Brindosier, t'enseignerai.

MÉNÉLAS

Mais toi-même que fais-tu ici ?

BRINDOSIER

Bacchus notre maître

M'oublia derrière lui quand il vint quérir Ariane

(Baissant les yeux.) Le vieillard Protée m'avait séduite.

Est-il si beau ?

BRINDOSIER

Il est poisson jusqu'à la ceinture.

M^NÉLAS

Tout est donc à moitié dans ce pays ! S'il y

io6 DEUX POËMES D'ÉTÉ

avait des canaris je parie qu'ils seraient à moitié goujons I

BRINDOSIER

Tout de même un homme-poisson, c'est rare !

MÉNÉLAS

Est-ce tout ce qui te plaisait en lui ?

BRINDOSIER

Il m'avait promis des perles.

MÉNÉLAS

Et moi, je n'ai pas de perles à vous promettre, Mademoiselle, et je ne vous donnerai rien du tout.

BRINDOSIER

Tu me ramèneras avec toi ?

MÉNÊLAS

Cela, oui, ça peut se faire.

Jure!

MÉNÉLAS

Je le jure 1 par Zeus, par la terre, par le ciel,

PROTEE 107

par le Chaos, par le Styx, par tous les dieux, par tout ce que tu voudras !

BRINDOSIER

Moi, et ces tristes animaux ?

MÉNÉLAS

Quels animaux ?

BRINDOSIER

Ces Satyres, mes compagnons.

MÉNÉLAS

Non, ils empoisonneraient le bâtiment.

BRINDOSIER

Tu as besoin d'un équipée.

MÉNÉLAS

C'est vrai. Mais qui donc a parqué ce troupeau de chèvres ici ?

BRINDOSIER

N'as-tu jamais vu ces longs poissons noirs, qui se jouent autour des navires et ne les quittent pas ? Ce sont les coupants marsouins, ennemis des pêcheurs, terribles aux filets.

io8 DEUX POËMES D'ÉTÉ

MÉNÉLAS

Ce sont les amis du marin. Ils dansent et lui donnent la comédie. Eux et les mouettes, leurs commères criardes,

On est sûr de les trouver, quand le coq apparaît à l'arrière avec ses seaux d'épluchures.

BRINDOSIER

Tout ce qui tombe à la mer appartient à Protée.

MÉNÉLAS

Ouais ! il doit avoir des magasins bien garnis 1

BRINDOSIER

Tout cela est rangé et classé dans les profondes soutes qui sont au dessous de cette Ue avec un ordre superbe.

Les avirons, les ancres perdues.

Les mâts suivant leur taille, et je ne sais combien de rouleaux de cordages et de voiles avec toutes les marques de la Méditerranée,

Marmites craquées, vieux couteaux, fanaux, accordéons, astrolabes, épissoires, figures de proue.

Tout lui est bon, de tout cela il est amateur.

MÉNÉLAS

Bien, très bien ! tout cela va me servir.

PROTEE 109

BRINDOSIER

Et le voilà, profitant du travail de Bacchus notre maître, qui a incessamment à courir d'un bout du monde à l'autre,

Et du Caucase jusqu'à Madère là-bas dans la houle Atlantique,

Pour enguirlander toute l'Europe des doigts entrelacés de ses sarments,

— Qui s'est mis à faire collection de Satyres !

MÉNÉLAS

Idée digne d'un phoque !

BRINDOSIER

C'est que tu ne les as jamais vu s'envoler et traverser la fumée comme des projectiles à vingt pieds en l'air au-dessus d'un grand feu de bois sec !

L'antilope de Syrie qui des quatre pieds sans aucun poids vient se poser sur la tête de son pâtre.

Qu'est-ce qu'elle est à côté de nos grands sauteurs ?

C'est pourquoi Protée afin d'animer ces rocailles,

A commencé cette collection de demi-dieux.

MÉNÉLAS

J'ai failli en casser un tout-à-l'heure.

no DEUX POËMES D'ÉTÉ

BRINDOSIER

Ah, extermine-les tous de tes flèches !

Ah, cela vaudra mieux que de béquiller misérablement à cloche-pied sur ce vilain petit tas de pierrailles.

Où le vieillard marin nous entretient de mets absurdes.

MÉNÉLAS

Quels ?

BRINDOSIER

D'eau minérale et de lait concentré !

Ou de fromage de cachalot, quand on peut s'en procurer de temps en temps.

Et l'eau de pluie que nous ramassons.

Il faut que nous en arrosions six plants ,de tabac dont il est fier et qui ne paient rien à la Douane.

Ah, nous serions tous morts sans cette amphore parfumée de vin de Crète

Dont il nous reste un tesson.

Et nous nous le passons à respirer de temps en temps.

MÉNÉLAS

Triste régime 1

BRINDOSIER

Et pas un bon bourbier sentant fort la forêt, pour y vautrer de temps en temps comme les Satyres en ont besoin à la manière des sangliers et des autres bêtes !

Etonne-toi qu'ils aient le poil pendant et décoloré comme la barbe d'un philosophe.

Tout est sec et propre dans cet horrible endroit incessamment lavé et brossé et rebrossé par la mer et par le vent.

L'ail sauvage même, et les œillets de sable, et les farigoulettes,

N'y peuvent prendre racine.

MÉNÉLAS

Eh bien, je jure par Zeus de vous faire sortir d'ici.

Dis-moi ce qu'il faut faire.

BRINDOSIER

Es-tu fort ?

ui^ih AS fait jouer ses mains et ses bras

Ce sont de terribles pinces.

Quand je le tiendrai dedans, il saura quels athlètes on fait à Sparte.

BRINDOSIER

Est-il vrai que tu as étouiFé Paris dans tes bras ?

MÉNÉLAS

Il les a trouvés moins frais que ceux de ma femme, ho, ho !

Il n'y a pas de quoi me vanter.

Il était gras et sans aucunes vertèbres comme un haricot vert.

BRINDOSIER

Eh bien, dans ce cas, ceinture-arrière!

MÉNÉLAS, faisant le geste Comme cela ?

BRINDOSIER

Ceinture-le par derrière et tiens bon ! et prends garde à ses coups de queue, le vieux requin !

MÉNÉLAS

N'aye pas peur, ma fille !

BRINDOSIER

Ne le lâche pas quoi qu'il fasse 1

PROTEE 113

m£n£las

Le bon vieux ne me fera rien du tout.

BRINDOSIER

Et même si tout-à-coup tu tiens un lion rugissant entre tes bras,...

MÂNÉLAS

Un lion ?

BRINDOSIER

N'as-tu jamais ouï parler des tours du Vieux-dela-Mer ? et qu'il devient à volonté un lion ? Du feu ?

De l'eau ?

Un dragon ?

Et un arbre fruitier ?

MÉNÉLAS

Pourquoi un arbre fruitier ?

BRINDOSIER

Je ne sais, c'est comme ça. Ne te laisse pas étonner. C'est l'ordre invariable. Il n'a aucune imagination. Rappelle-tçi bien.

(Elle compte sur ses doigts.)

Un lion d'abord, puis un dragon, puis du feu, puis de l'eau, puis un arbre fruitier. Quand tu verras l'arbre fruitier, c'est fini, et tu auras le bonhomme à ta merci.

Un arbre fruitier, très bien ! Que de choses on apprend quand on se met à naviguer !

BRINDOSIER

N'oublie pas de lui prendre ses lunettes, c'est d'elles qu'il tient son pouvoir surnaturel.

MÉNÉLAS

Ses lunettes, très bien !

BRINDOSIER

Ne laisse pas le vieux phoque t'échapper car il est glissant et tout huileux.

MÉNÉLAS

N'aie pas peur, j'ai déjà vu un phoque qui parlait.

C'est un batelier de Chersonèse qui nous l'avait amené.

Il chantait en langage scythique et appelait à grands cris son cher père et toute sa famille.

PROTEE 115

BRINDOSIER

Quand il aura fini de faire l'arbre fruitier et que tu lui auras pris ses lunettes,

Tu pourras lui demander tout ce que tu voudras.

Un mât, des voiles, du goudron ?

BRINDOSIER

Tu peux tout lui demander, ce qui se passe sur là terre et sur la mer. Il sait tout, il a un abonnement.

MÉNÉLAS

Un abonnement ?

BRINDOSIER

Ne sais-tu pas qu'à tous les dieux de la mer et de la terre suivant leur grade Jupiter sert un abonnement ?

De temps en temps il leur envoie Un ruban étroit de papier transparent.

MÉNÉLAS

Eh bien ?

ii6 DEUX POÈMES D'ÉTÉ

BRINDOSIER

Il suffit de le dérouler devant une lanterne et Ton voit tout à la fois.

Le passé, le présent, et l'avenir.

Moi, je n'y comprends rien. Mais tu peux avoir confiance en Protée.

Alors je ne serais pas fâché de savoir ce qu'est devenu mon frère et ce que fait ma belle-sœur Clotilde à Argos.

BRINDOSIER

Clytemnestre, veux-tu dire ?

MÉNÉLAS

Clytemnestre. Les pays chauds vous brouillent la mémoire.

Il revenait de mauvais bruits de là-bas.

BRINDOSIER

Tu peux tout lui demander.

MÉNÉLAS

Allons 1 où est le vieux ?

PROTÉE 117

BRINDOSIER

Tous les jours à midi il vient ici pour donner à manger à son troupeau.

Laisse-moi causer un peu avec lui et quand je lèverai la main,

Approche-toi sans qu'il t'entende, et zou !

presto ! ceinture-le par derrière I

— Qu'est-ce qui t'ennuie ?

Brindosier !

J'aimerais bien, ah, j'aimerais bien avoir un peu plus de confiance en toi I

BRINDOSIER

Mon intérêt n'est-il pas le tien ?

MÉNÉLAS

Ce sont ces cornicules sur ta tête qui m'ennuient.

BRINDOSIER

Crois-tu que je ne puisse te donner un bon conseil ?

MENÉ LAS

Quel bon conseil peut-il y avoir dans une tête

cornue r

ii6 DEUX POÈMES D'ÉTÉ

BRINDOSIER

Il suffit de le dérouler devant une lanterne et Ton voit tout à la fois,

Le passé, le présent, et l'avenir.

Moi, je n'y comprends rien. Mais tu peux avoir confiance en Protée.

MÉNÉLAS

Alors je ne serais pas fâché de savoir ce qu'est devenu mon frère et ce que fait ma belle-sœur Clotilde à Argos.

BRINDOSIER

Clytemnestre, veux-tu dire ?

MÉNÉLAS

Clytemnestre. Les pays chauds vous brouillent la mémoire.

Il revenait de mauvais bruits de là-bas.

BRINDOSIER

Tu peux tout lui demander.

MÉNÉLAS

Allons I où est le vieux ?

PROTÉE 117

BRINDOSIER

Tous les jours à midi il vient ici pour donner à manger à son troupeau.

Laisse-moi causer un peu avec lui et quand je lèverai la main,

Approche-toi sans qu'il t'entende, et zou !

presto ! ceinture-le par derrière !

— Qu'est-ce qui t'ennuie ?

NféNÉLAS

Brindosier !

J'aimerais bien, ah, j'aimerais bien avoir un peu plus de confiance en toi !

BRINDOSIER

Mon intérêt n'est-il pas le tien ?

MÉNÉLAS

Ce sont ces cornicules sur ta tête qui m'ennuient.

BRINDOSIER

Crois-tu que je ne puisse te donner un bon conseil ?

MÉNÉLAS

Quel bon conseil peut-il y avoir dans une tête cornue ?

cheveux. Sur les yeux des lunettes d'automobiliste. Près de lui sont rangés six plants de tabac dans des pots.

Il y a devant lui une corbeille de joncs remplie de poissons qu'il jette à ses phoques^.

PROTÉE

Cot', cot', cot\ cot', cot', ! Ici mes moutons 1 Ici mes petits poulets ! Cot', cot', cot', 1

Des têtes rondes de phoqiies apparaissent çà et là dans la mer.

Nous y sommes tous ? Un, deux, trois, quatre, six, huit, onze, douze.

Treize ! Le compte y est !

A qui le cabillaud, à qui le congre, à qui les rougets ? à qui le filet de flétan ? Cot', cot', cot', 1 à qui la belle alose ?

Tumulte^ bataille^ cirque^ icume^ bonds des phoques qui se précipitent du haut des rochers dans F eau neige et turquoise^ braiementSy trompettes^ coups de queues et de nageoires. (Tout cela est exprimé par la musique.)

^ A la scène poissons et phoques peuvent être remplacés par l'imagination des spectateurs et par la musique.

PROTÉE 121

Ici, Moustache 1 hale-toi sur tes défenses ! nous ne sommes plus jeunes, mon gros. Tiens, prends ce diable, tu n'en as pas peur I

Et toi, Otarys, ma mignonne, viens prendre cette belle limande, marche voir un peu sur tes nageoires de devant, comme sur de petits pantalons !

Elle lui prend le poisson dans la main.

A qui la friture ?

// sème à pleines mains de petits poissons.

Cirque.

A toi. Rhésus ! à toi, Gorgô ! et toi, le petit, qu'est-ce que tu as à braire là-bas comme un âne ? Attrape, mon petit tonneau !

Nouvelle distribution de poissons. Cirque.

lou, le panier est vide.

Et maintenant, aux choses sérieuses 1 au travail ! au travail I

Moustache, quel est le quotient de o,cxxx)5 divisé par 123 .^

Tu n'en sais rien ? Tu me diras cela tout à l'heure.

Et toi. Tambour, tu vas m'additionner 3.977 et 7.896.

Et toi, Gorgô, s'il te plaît, tu m'extrairas la racine cubique de 27.

Allez, vous avez de quoi vous amuser.

// souffle dans une conque.

Brindosier 1 Brindosier !

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