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t hommage
4 bois,
Sur ce rivage, offrit l'immortel sacrifice,
O Satan ! c'est alors qu'en ton noir précipice
Tu l'en allus encher tu honte et tu fureur !
Ce monde t'échappait ! le Christ etait vainqueur ! Ah! le grand sacritice, ah ! Pauguste mystore Qui te ravit alors cette intidéle terre,
I S'otfre maintenant mille fois chaque jour
Sur nos autels dorés, parmi nos chants d'amour !
Pendant que le saint Prétre, à l'autel de verdure Élevait en priant, la victime humbie et pure, Modulant à lenvi leurs aimables retrains.
Les oiseaux voltigeuient sur les rameaux voisins : Le soleil émailluit de Iueurs chatoyantes Les mousses des vieux troncs, les feuilles ondovantes;
Les vagues murmuraient sur le sable doré ;
Les marins à genoux sur le gazon serré
Ouvraient à Dieu leurs cœurs remplis de gratitude. Mille voix s'élevaient de cette solitude.
Et volant dans les airs, les anges radieux
Unissaient à ces chants leurs chants mélodicux !
A peine le Pasteur sous lu verte feuillée Avait offert à Dieu l'hostie immaculée Que son front sesplendit d'un éclat merveilleux. Un rayon fulminant Séchappa de ses veux ;
On eut dit qu'un nuage environnait sa tête,
Un nuage de pourpre où couvait la tempête.
Il leva vers le ciel ses deux bras frémissants : ; .
Sa bouche s'entr'ouvrit, et d'étranges accents. Des mots entrecoupés tombèrent de ses lèvres
Goscurs comme les mots que de brülantes fièvres
“ Jetez donc le linceul sur ces morts entassés !.
rratitude. “# À ces héros chrétiens donnez la sépulture ! * Jetez aux noirs corbeaux, jetez done en pâture * Cette horde traitresse !.. Ecoutez ! Les forèts dicux ! * Aux enfants de la foi découvrent leurs secrets ! * J'entend ïe bruit du fer et les coups de la hache !.. * Le vainqueur S'agenouille et le vainen se cache ! ; Les oiseaux ont appris de plus douces chansons ! ‘ Des champs nouveaux, au loin, se couvrent de mois- : [sons !
ileux. * Sur ce roc de granit quelle ville s'‘lève je + Pareille au nid d'un aigle au-dessus de la greve ! F. * Une croix la domine et monte jusqu'aux cieux !.. te: * Et ses deux bras tendus couvrent d'immenses lieux ! ss * De formidables murs l'entourent, la défendent ! its * Dans son tranquille port mille vaisseaux se rendent ! res
+ Et que vois-je plus loin sortir du sein de l'eau ? fievres * Quelle cité rivale élève un front plus beau ?
* Son regard plus coquet captive mieux la foule.
“ Que sou voile est brillant ! et comme elle déroule
“ Pour éblouir le monde un faste surprenant ! ‘ Les peuples accourus de tout le continent
+ L'appelleront un jour la cité souveraine !..
+ Salut ! noble Prélat dont la face sereine
+ Brille du pur reflet de l'immortalité !
* Au Canada ton nom sera longtemps chanté !!
+ Salut ! Prètres pieux, hommes au grand courage !.. ‘ Les grands et les petits béniront votre ouvrage ! + Nous vos soins paternels, o pasteurs révéres,
+ Les Agneaux contfiants ne sont point égarés !.. + J'entends un bruit lointain ! la terre qui résonne + Le coursier qui hennit et le canon qui tonne !.. ‘ Je vois cent escadrons, dans un terrible choc
++ Rouler dans la poussière à la cime d'un roc ! ‘ Le soleil fait briller l'acier des baïonnettes !
« Le fracas des obus. les éclats des trompettes
«“ Se meélent aux clameurs des mourants. des blesses !
+ Et vainqueurs et vaincus se succèdent pressés
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courage !..
uvrage !