‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 25 sur 47 · LA PREMIÈRE MESSE · texte numérisé non relu

LA PREMIÈRE MESSE

Septembre était venu, Déjà les premiers froids “aisaient frémir. le soir, le feuillage des bois. Et venaient dessécher les limpides fontaines : Mais les nuits. toutetois étaient encor sereines.

Les arbres se drapaient dans leurs épais manteaux

Et les fruits Mmürissants Couronnaient les coteaux.

La nuit qui s'approchait de cette île isolée Déroula lentement son écharpe étoilée Et tout s'enveloppa d'un calme solennel, Mais au réveil du jour, pour louer l'Eternel, Les oiseaux, voltigeant sur les mouvantes cimes, Remplirent lex foréts de leurs notes sublimes ; Et le soleil, sortant de son lit empourpre

D'un éclat inouï parut s'être entouré,

C'était un jour de fête et de réjouissance lar l'Eglise du Christ célébrait la naissance, De la Vierge qui fut la mère de son Dieu.

'artier ne voulut pas s'éloigner de ce lieu Sans rendre à l'humble Vierge un éclatant hommage

Il fit donc élever un’ autel de feuillage

Sur le bord du grand fleuve, à l'ombrage des bois,

Et le prètre de Dieu, pour la première fois

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