LA DÉCOUVERTE DU CANADA
Poëme convonné to D septenmbre 1Nuz
A solis ortu usque ad occusnm, laudubile nomen Domini, De l'anrore au couchant le nom
du Seignenr cet digne de louunge, mr MM, les
Ps, 112, rs admirens stitutions de sance qu'on de Québer, magnifiques , et chaque
ue soutenir L'ANGE DU CANADA
Quels sons mélodieux ! quelle ardente prière Montent comme un parfum au trone de lumière Où s'est assis le Dieu de toute éternité!
Sur le front des élus quelle sérénité
Plus douce que l'éclat de l'aube matinale !
Quel cantique joyeux des harpes d'or s'exale !
10 DÉCOUVERTE Quels accents jusqu'alors au cel meme inouis
Font entendre les luths des anges réouis!
Le l'aurore au couchant, disent les chants des anges,
‘ Le saint nom du Seigneur est digne de louanges !
‘ Dieu parle, et l'univers sur son axe brûlant.
6 Frémit d'un saint transport et l'adore en tremblant,
“ Lui seul est éternel. Son bras soutient Ia terre :
oO
[pourrait la briser comme un jouet de verre,
‘ Le vagal ond nuage obéit à sa voix :
‘ Le tonnerre et le vent reconnaissent ses lois.
‘ [l parait. et l'éclat de son auguste face
Fait palir les soleils qui roulent dans l'espace. # Que tout genou fléchisse à son nom glorieux !
# Que la terre le craigne et qu'on le chante au cieux 17
Et pendant que l’echo des célestes Portiques
Répète des Elus les concerts magnifiques.
Cet a
les anges, anues !
remblant, terre :
are.
icieux !”
es
Comine l'écho des bois, à l'approche du jour, Répète des oiseaux les cantates d'amour, Vers le Père Eternel dont toute vie émane On voit venir un ange an regard ditphane :
Son pied glisse léger sur les brillants rubis Qui parsément du ciel les merveilleux tapis : Ireplie en marchant ses ailes tatiuuces ;
De ses longs cheveux d'or les boucles prodiguées Retombent mollement et fottent sur SON COU, Un nœud retient sa robe au dessus du genou, [répand sur ses pas Un parfam agréable,
Et porte pour couronne une branche d'érable,
Alors sont suspendus les chants meélodieux :; Les luths divins alors restent silencieux.
Un aimable sourire accueille à son passage
Cet ange voyageur dont l'auguste visage,
A travers les rayons de l'immortalite, Laisse voir les soucis dont il cst agité.
Et quittant aussitôt la droite de son Père.
Vers l'Esprit glorieux qui monte de la terre Se hâte de venir le Fils du Tout-Puissant.
Il aime cette terre où fut versé son sang :
C'est lui qui vint briser ses entraves funébres
Et porter la lumière à travers ses ténèbres,
Mais le pére du mal vaineu par le Sauveur
S'est levé de nouveau la haine dans le cœur : Dev: Ses ministres maudits S'envont par tout le monde Et I Semant les noirs conseils et la discorde immonde. mi * De
Je
Pour garder ses Elus contre les ennemis “Où
Que l'enfer irrité dans sa rage a vomis
Comne les noirs cailloux et les cendres brülantes Que jettent les volcans sur des plaines brillantes, Le Seigneur a choisi dans sa divine cour
De fidèles Esprits au cœur brülant d'amour.
C'est un de ces gardiens dont le saint ministère Est d'inspirer l'amour aux pouples de la terre Qui vient d'entrer aux cieux. Quelle est sa mission ? Pourquoi sur son front pur se peint l'affiction ? Pourquoi son œil limpide est-il devenu terne ? Devant le Tout-Puissant trois fois il se prosterne. its Et le ciel avec lui trois fois tombe à genoux.
“ia —" O Dieu d'amour, dit-il, Dicu dont le nom si doux + Devrait pour tout mortel étre un objet d'hommage.
+.Je n'ai pas encor vu sur la lointaine plage
“ Où j'erre solitaire. hélas ! depuis longtemps.
+ Les cœurs monter vers vous purs, honnètes, contents !
14 DÉCOUVERTE * L'immense Canada sur ses féconds rivages
* Ne voit se promener que d'ignares sauvages
* Malheureuses tribus que le roi des enfers
Se vante de tenir à jamais dans ses fers !
* Naguëre cependant un des fils de la France,
* L'humble et pieux Cartier, apporta l'espérance
* A mon cœur abattu par les chagrins amers. Hit
+ Sur de frèles vaisseaux il traversa les mers “ Du
“vint bravant la mort, sans orgueil et sans crainte. Toi *
‘* Aux confins du pays arborer la croix sainte. Fan
* Inspiré du démon, un vieux chef Indien : Qui
* Voulut fouler aux pieds l'étendard du chrétien : 6 El ve
* Ces vastes bois, dit-il, voilà mon héritage : ‘Et v
+‘ Je ne veux pas qu'un autre avec moi les partage ! ë : L (a) Qui
: Va-t'en. Visage-Pale, au pays d'où tu viens, ît ne t'obstine pas à me ravir mes biens ! ” “ Maintenant, à Seig..ur, le marin intrépide Ain:
“ A repassé la mer sur son vaisseau rapide, L'ang
+ Et le suave espoir qu'il n'avait apporté,
+ Comme une ombre qu'éfface une vive clarté, “N'est, hélas ! tout à coup envolé de mon mc ! + Ne laissez pas. Dieu grand. triompher cette trame + Que les anges maudits, de votre nom jaloux, nee + Au fond de leur abime. ourdirent contre vous ; + Et daignez eclairer, sur ces rives si belles. + Du flambeau de la foi les pauvres infidèles ! crainte, + Je volerai moi-méme an pays de Cartier : ® J'animerai la foi de ce roi chevalier + Qui gouverne aujourd’hui la France catholique : “+ [revendiquera sa part de Amérique :
+ Et vous serez béni sous ces immenses bois
‘ Qui pour vous célébrer n'ont pas encor de voix ! ”
Ainsi parle à genoux aux pieds de Dieu le Père
L'ange du Canada. Sa voix douce qu'altère
Un mélange d'amour et de timidité, A le plaintif accent du filet argenté Qui cherche son chemin dans lu fente des pierres.
Comme deux dinmants, sous ses blondes paupières
Coulent deux larges pleurs qu'il essuie en secret.
Ses habits éclatants de l'antique forèt
Versent autour de fui les suaves arômes,
Le silence est profond sous les célestes dômes,
Et tout le ciel attend avec anxiété
Que ie Dieu trois fois saint dicte sa volonté
A cet ange gardien d'une terre nouvelle.
Les accords ravissants de la harpe éternelle.
Et les accents d'amour des Esprits glorieux
Ne font pas tressaillir les profondeurs des cieux
Comme un seul mot tombé de la bouche du Père :
—# Ministre bien aimé, dit le Très-Haut, espère : Mit si + Ton zèle infatigable a sû toucher mon cœur. Alors
0 0 A e " n + Je changeraïi bientôt tes peines en bonheur : Et la
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+ Tu n'auras pas on vain travaillé pour ma gloire, + Et Lucifer sur nous n'aura pas la victoire.
* Cette rive sauvage où tu t'es exilé,
+ Ce pays inconnu de barbares peuplé
+ Que l’orgueilieux Satan tient dans son esclavage, “ Brisera ses liens, sera mon héritage !
+ Et c'est de ce pays aujourd'hui tant obscur
+ Qu'un jour je recevrai l'hommage le plus pur !
* Va, Messager fidèle, aux rivages de France,
* Va déjouer l'enfer. Fais briller l'espérance
+ D'une éclatante gloire et d'un bienfait divin
+ Aux yeux du grand monarque et du pieux marin.”
Et cessant de parler, le Dieu de la sagesse J (en) Mit sur le front de l'ange un baiser de tendresse.
Alors la molle Iyre et le clairon d'airain,
Et la harpe et le luth résonnèrent soudain.
Is DÉCOUVERTE:
—De l'auroreuu couchant.disnient les chants desanges..
+ Le suint nom du Neigneur est digne de louanges !
Dieu parle, et l'univers sur son axe brûlant.
* Frémit d'un saint transport et l'adore en tremblant. Lui seul est éternel, Son bras sontient la terre. Il pourrait la briser comme un jouct de: verre.
+ Le vagabond nuage obéit à su voix ;
+ Le tonnerre et le vent reconnaissent ses lois,
* [l parait, et l'éclat de son auguste face
“ Fait palir les soleils qui roulent dans l'espace,
‘ Que tout genou fléchisse à son nom glorieux !
+ Que la terre le eraigne et qu'on le chante aux cieux!”
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