PONS TOUS
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DU CANADA y
Et le gazon flétri, Jos feuilles desséchées
Que des pales forêts Ja brise a détachées,
Sous un voile d'argent se sont ensevelis,
Les nuages obscurs roulent leurs noirs replis
D'où S'échappent souvent la bise et Ja tempête, Quelque fois le soleil dans les eaux se reflôte
Mais son orbe frileux ne les enflamme pas.
Sur les rives du fleuve, avec un sourd fracas N'enviennent S'échouer d'immenses bancs de glace.
Nul imprudent Oiseau ne vole dans l'espace.
Souvent le ciel chargé de nuages épais, Comme un homme qui porte un top pénible faix. Semble fléchir soudain. Le vent soufHe avec ‘ave : Nul éclair flamboyant n'illumine la plage ;
Le tonnerre endormi ne se réveille plus :
Mais des bruits longs et sourds, des sifHements AIgUs,
178 DÉCOUVERTE Dans l'air, dans les foréts se font alors entendre ; Et sur leurs bords glacés les flots viennent s'étendre ; Et les arbres tordus craquent lugubrement :
| g Et sur le front des bois passent rapidement Les tourbillons serrés d'une neige mouvante :
L'on]
Et tout ce qui respire est saisi d'épouvante,
Car l'œil ne perce plus ce voile froid. blafurd
Dont les replis épais tombent de toute part !
Et pendant plusieurs jours la neige S'amoncelle !
Et quand après longtemps le soleil étincelle,
Une couche éclatante à recouvert le sol :
Un nuage vermeil dans le ciel prend son vol :
Les sapins sont courbés sous les guirlandes blanches
gigantesques branches :
ont Îà neige «à couvert leurs Et l'agile Indien dans la forèt poursuit
Le renard affamé qui laisse son réduit.
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