‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 42 sur 47 · LE RETOUR · texte numérisé non relu

LE RETOUR

Pendant toute la nuit les guerriers inquiets, Auprès de leurs grands feux, sous les sombres forats, Déplorérent des chefs l'absence prolongée.

Leur âme dans l'angoisse était encore plongee

Quand le soleil monta rayonnant dans les cicux.

Alors sur le rivage au loin silencieux

x descendirent tous frémissants de colère,

Deux navires berçaient leur mature légère

Nous le soufle du vent, au long roulis des flots,

Sur leurs ponts cireulaient d'empressés matelots Qui chantaient des refrains en largnant les amarres, Une morne stupeur s'empare des barbares :

[x demeurent muets ; mais après un moment,

Mille aftreuses clameurs montent au tirmament.

Cependant les vaiscaux s'ébrantent sur les ondes,

Deux traces derrière eux. bouillonnantes, profondes,

Vont en s'élargissant se briser sur les bords. De chaque bâtiment s'élèvent des accords Qui montent vers le ciel avec les doux ardmes

Que les bois verdissants exhalent de leurs domes.

[U flots, utelots

NS amarres,

Gt,

nent,

'N ondes,

rofondes.

CN

Mes,

La brise est favorable : Allez vaissenux bénix ! Du paisible océan fendez les flots unis !

Ne ernignez plus l'orage ! ouvrez vos blanches voiles! Un soleil éclatant, de brillantes étoiles Pour vous cclaireront In surtice des mers !

Allez ! ne Crtignez plus ln rare des enfers : Lour triomphe est fini, leur puissance enchainée ! Déroulez vos drapeuux la lutte est terminée ! Qu'un vent doux et plaisant vous reconduise au port ! La France est dans l'émoi, Ses fils. dans leur transport, Descendent sur In rive où [a vague se brise, Vous demandent au ciel, à la mer, à la brise ! La France vous attend! O vaisseaux dites-lui,

Qu'à ses lois tout un monde est soumis aujourd'hui !

Et les deux bâtiments s'en vont avec vitesse !

Et de leur sein s'élève un long cri d'allégresce !

Et les einq prisonniers, des larmes dans les yeux,

Jettent à leurs amis de pénibles adieux !

Et les guerriers cruels de leurs mains frémissantes Lancent vers les vaisseaux des flèches impuissantes ! Et l'on entend alors dans les cieux réjouis

Les huvpes moduler des accords inouis,

+ De l'aurore au couchant, disent les chants des anges, # Le suint nom du Seigneur est digne de louanges !

“ Dieu parle, et l'univers sur son axe brülant,

% Frémit d'un saint trausport et l'adore en tremblant ! “ Lui seul est éternel! Son bras soutient la terre. [pourrait Ja briser comme un jouet de verre

+ Le vagabond nuage obéit à sa voix ;

‘ Le tonnerre et le vent reconnaissent ses lois.

& [1 parait, et l'éclat de son auguste face

“+ Fait plir les soleils qui roulent dans l'espace.

& Que tout genou fléchisse à son nom glorieux !

“ Que laterre le craigne et qu'on le chante aux cieux !7

Es Velix,

nissantos

uissantes !

anges ! H Y M N E NA TI () N À L

nt,

remblant ! ' COM E POUR LA FÊTE DES CANADIENS-FRANCAIS

terre,

re is.

Lee,

cieux!"

HYMNE NATIONAL

Page 1