‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 43 sur 47 · POUR LA FÊTE DES CANADIENS-FRANCAIS · texte numérisé non relu

POUR LA FÊTE DES CANADIENS-FRANCAIS

Couronné le 20 soptemb'e 13869,

Aiue Dieu, ot va ton chemin.

Cieux, déroulez sur notre tte Vos voiles de pourpre et d'azur !

Soleil, brille d'un teu plus pur!

Que la terre en ce Jour revète Toute sa gloire et sa beauté !

Que l'onde plus mollement coule

A travers le pré velouté !

Que l'oiseau plus gaiment roucoule !

HYMNE NATIONAL Que tout s'unisse à ces concerts D'un peuple qui demande place Parmi les grands peuples qu'embrasse

L'orbe éclatant de l'Univers !

Ah! prètezmoi votre voix infinie.

Chœurs éternels que j'entends en tout lieu !

Ah! prétez-moi votre sainte harmonie.

Esprits d'amour qui chantez devant Dicu !

Ouvrez, ouvrez votre aile diaphane. Anges gardiens de mon jeune pays !

Ecoutez-moi, mon chant n'est pas profane :

Portez à Dieu les hymnes que je dis !

m brasse

ut liou !

nie.

Dieu !

fanc :

HYMNE NATIONAL 215

Vole moins lente, ‘O belle nuit !

Vole moins lente !

Mon âme ardente Aime le bruit.

La voix tremblante Du temps qui fuit !

Eveille, éveille

Tes doux échos,

La fleur vermeille.

Le chant des flots!

Lêve ton voile.

O nuit d'amour !

Lève ton voile Voici le jour !

Brillante étoile

Qui luis encor

{'omme un clou d'or

HYMNE NATIONAL Aux voûtes sombres.

Dans ton essor Chasse Les ombres !

De tes doux feux.

Aurore blonde.

Ecluire, inonde

Les champs des cieux !

Parais, Jumicre !

O jour, parais !

Que la chaumicre, Que le palais.

Que la rivière,

La cime alticre De nos foréts

Et la poussière De nos guérets

Bondissent de joic !

Que le papillon

HYMNE NATIONAI 217

Tout de vermillon

Dans le chaud rayon

Du jour qui le noie.

Plein d'amour déploie

Son aile de soie,

Se berce ct tournoie Comme une flenr at Vent !

Qu'une chanson plus donce Monte du nid de mousse

Sur le Pameont Mmouvant !

Cest jour d'ivresse!

Que la tristesse Seche ses pleurs !

C'est jour de tate !

Que chaque téte

Porte des fleurs !

HYMNE NATIONAL L'aurore S'est levée et l'ombre s'est enfuie...….

Sur humide foret que le vent chaud essuie,

O sobsil, tes ravons tombent comme une pluie !.

Entunts du Canada, laissez le fier taureau Bondir, libre du joug, sur lherbage nouveau !

Laissez dans le sillon le soc et le hovau !

C'est la fete immortelle Et sans cesse nouvelle Où l'amour se revele, L'amour du sol natal !

Où l'espoir se ranime A ton aspect sublime.

Drapeau national !

HYMNE NATIONAL

O Bardes, accordez vos violons rustiques !

js Que vos refrains joyeux et vos pieux cuntiques

afo Moutent comme

Un parfum jusqu'aux divins Portiques.

Mélez vos nobles VOIX aux bruits vagues des eaux.

AUX murmures du Vent qui berce les roseaux.

AUX accords Printaniers des SAUVASCS oiseaux ! ca |

C'est l'heure douce et pure Dans toute 14 nature

Où le peuple se Jure

Une sainte union !

Où ta force s'affirme.

Où le Seigneur confirme

; FR , l'es droits, 6 nation !

220 HYMNE NATIONAL Brunes tilles des champs, dansez sur la prairie ! Vierges, cucillez des fleurs, la pelouse est fleurie.

Cueillez des fleurs, 6 vous les fleurs de lu Patrice !

Que l'aigle qui s'élance à son roc de granit, L'hirondelle qui vient lorsque lhiver finit

Aux vieux toits du hameau pendre son humble nid :

Que la rose entr'ouverte au front de la charmille. Et la nappe d'azur où l'étoile scintille ;

Et la voile de lin sur la nef qui vacille ;

Que l'arbre couronne d'un feuillage odorant.

Le brouillard qui revèt son manteau transparent.

L'ondine qui se baigne et se berce au courant :

. s! (] prairie !

st fleurie,

nu Patrie!

nit, ait

aumble nid :

harmille,

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sparent.

at :

HYMNE NATIONAL 221

Ah! que tout ce qui brille : Etoiles, fleurs où flammes :

Que tout co qui soupire : Oiseaux, brises où lames !

\ . . * It que tout ce QUE prie : Hommes. anges où femmes !

Entonne en ce beau jour un hymne solemnel

Comme il en retentit quand l'Archange Michel

Plongez dans les enfers tous les damnés du ciel !

C'est l'heure douce et pure

Dans toute la nature

Où le peuple se Jure

Une sainte union !

Où ta force s'affirme.

Où le Seigneur confirme

Tex droits, 6 nation !

22% HYMNE NATIONAL C'est lu tete immortelle

Et sans cesse nouvelle

Ou amour se revele

L'amour du sol natal!

Où la toi se rnnime A ton aspect sublime.

Drapeuu national !

Ah! pretezmoi votre Voix infinie, Chaurs éternels que j'entends en tout lieu !

Ah! prétez-moi votre sainte harmonie,

Esprits d'amour qui chantez devant Dieu !

Peuple, entonne des chants de gloire !

Fcuple, en ce jour réjouis-toi ; Von drapeau qu'aimait la victoire

Sut füire respecter ta loi !

° ' tout lieu !

monie,

ut Diou !

le gloire !

toire

HYMNE NATIONAI, LR 1

Jamais de ta splendeur premiere Tunes tombé dans la poussière Où roulent tant de nations ?

Et jumais sur ton front sublime Nulu'a pu Voir la main du crime

Buriner sos honteux Sillons !

Revéts tes vêtements de joie ! Detonds ta foi, ta liberte !

Benis ! bénis Ja main qui broice Les fers de la captivité !

Ablorre le froid egoisme :

traine un peuple au serviligme Et le dépouille de son cœur !

A l'horizon des temps, reswarde Tout ce que l'avenir te garde

De paix de gloire et de splendeur !

224 HYMNE NATIONAL Méprise la voix de ce traitre Pour qui le peuple est un troupeau !.

Brise le sceptre de ton maitre S'il devient le fouet d'un bourreau !..

Ne laisse pas la tyrannie Mettre un cachet d'ignominie Sur ton sucré bandeau de roi !

Et souviens-toi que ton pied foule Un sol où depuis longtemps coule

Le sang des héros de la foi !

Qui done dit que tu dégeneres,

O peuple autrefois tant vante ?

Que dans leurs sépulcres tes pères S'indignent de ta lichete ?

Que muet tu courbes la tête

Sous le joug honteux que t'apprete

re

PPOUL , ,,,

toule

coule

pères

PI ete

HYMNE NATIONAL

N'importe quel maitre etranger ?

Qu'en tombant tu aurais pas méme

Pour Le tyran un thuthéme,

Pas méme un fils pour te venger ?

Peuple, tu te NOUViCtis cheore

Des grandes lecons des aieux ?

rat ,. , , lu te souviens que ton aurore

D'un vit éclns remplit les cieux ?

Que les anges de ton entfnce

Étaient ces drapeaux que Ia France

Promenait au champ de l'honneur ?

Quau bruit d'une Salve guerrière

Le feu brillait sous à paupière

Et les élans brisaient ton cœur ?

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