‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 45 sur 47 · CC: a · texte numérisé non relu

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HYMNE NATIONAL 227

Du pôle nord Jusqu'au midi ?

Qui sembla Commander à l'onde Et qui vit tout Je Nouveau monde

De ses nobles faits étourdi ?...

Peuple, (te souviens des brave:

Que des tyrans mirent à mort Parce Qu'ils brisaient tos Chtraves Et voulaient udoucir ton Sort ?

Ton me Seveille et tressuille

Au souvenir d'une bataille Comme celle de Carillon !

Tu vois encor notre héroïne

Debout sur SON fort en ruine

Lancer ]a foudre en tourbillon

228 HYMNE NATIONAL Et tu serais un peuple lache !

Tu serais un peuple abaisse 1...

Trop faible pour remplir la tache

Que te cède un brillant passe !

Qui donc ainsi te calomnie.

rm

O canadien, race bénie

Que n'a pu briser le malheur ?

Ton nom n'at-il plus de prestige ?

Sorti d'une si belle tige,

N'estu qu'une débile fleur ?.

Es-tu donc, o Patrie.

Une terre flétrie

D'où s'enfuit la vertu ?

Où comme un grand poëte Dans ses chants le répete,

O ma Patrie. es-tu

tache

Je Caime. o Sol natal !

La terre OÙ HOUS vivons doit-c

| Jusqu'au Jour où |

HYMNE NATIONAL

La Vierge couronnée Qu'une troupe avincée Lraine dans les cvounts !

M'astu plus l'innocence.

La gloire et 1h puissance

“Qui faisaient des Jtloux ?

Je Caime et te revere !

Que Dieu verse çur toi ses bienfaits Jos plus doux !

e ciel deviendra notre terre

tre un ciel Pour nous !

0) vous que je contemple Près de notre saint temple,

Vains aUtels des faux Dieux.

Retombez CN poussicre !

HYMNE NATIONAL Votre froide prière Est une injure aux cieux !

Meurs, pertide idiome Qui glisses sous le chaume Comme sous les Tlambris !

Que la langue d'un père Ne soit pas étrangere,

Juste ciel ! à ses fils!

Je t'aime, 0 sol natal, je C'aime et te révère:

Que Dieu verse sur toi ses bienfaits les plus doux !

Jusqu'au jour où le ciel deviendra notre terre,

La terre où nous vivons doit-2tre un ciel pour nous !

Je vous aime, rivages,

Ciel de feu, blancs nuages,

lus doux !

[erre,

pour nous !

HYAINE NATIONAL,

Fleuves majestueux,

Bois remplis de mystères,

Montagnes Solitaire

“orrents impétueux,

Hivers, vents et tempêtes,

Printemps d'amour

qui jettes

Mille aromes HOUVEAUX,

Ete d'azur. automne

| Que la moisson couronne,

| Brillants chœurs des oiseaux !...

Le l'aime, 6 sol natal! je t'aime

et te révère

[Que Dieu verse sur toi ses bienfaits les plus doux !

La terre où HOUS VIivVons doit-ctr

Jusqu'au jour où le ciel deviendra notre terre. I ;

euh ciel pour nous !

232 HYMNE NATIONAL O Patrie adorée Est-il une contrée Aussi belle que toi ?

Aux jours sombres d'orage Tu puises le courage Dans l'amour et la foi !

Tunes pas affaiblie Par un lache repos !

O terre des héros, Tunes pas avilie !

Non ! j'en appelle à vous, Antiques sanctuaires Où je prie à genoux,

Non ! j'en appelle à vous,

O cendres de mes pères !

A An a ©

nn

HYMNE NATIONAL

Nortez de votre tombe, 6 Mânes des aicux !

Laissez vos linceuls de poussiôre !

Secotez le OMMEIT qui pôse sur vos VCUX, Mänes, parlez à ma prière !

Dites, n'est-il plus beau votre cher Canada Et sa gloire estelle périe ?

La terre QU'autrefois votre Sang féconda N'est-elle plus jamais fleurie ?

Voyez nos champs Couverts d'une riche Moisson, Voyez nos villes forisantes,

Dans nos betfrois d'argent entendez-vous le son

De nos cloches retentissantes LA

Ah! si notre vertu Chancelle un Seul moment.

Ni jamais notre foi Succombe.

Pour nous Mafquer au front d'un Stigmate infimant

Maânos. sortez de votre tombe !..

234 HYMNE NATIONAL

Nortez de votre tombe, 6 Mines des aieux !..

Nos bois, nos champs et nos montagnes

Ont pour vous saluer des échos merveilleux !.. Pour revoir nos vertes campagnes.

Pour revoir le beau ciel que vous avez chante Ï Aux jours lointains de votre vie ;

L'orgucilleux Saint-Laurent que vous avez dompte S Et dont chaque vague asservie

Nemble redire encor votre nom glorieux ; Ce Pour voir si nos grandes rivières

Promenent aujourd'hui sous de plus pales cieux LA Des ondes moins pures, moins fières :

Pour voir si le soleil dore moins nos coteaux De A l'heure où gémit la colombe,

Et si dans nos toréts les concerts sont moins beaux. Po

Mines, sortez de votre tombe !...

HYMNE NATIONAL

Sortez de votre tombe, à Mânes des aïieux !

montagnes Un peuple entier est dans l'attente !

eux !.. Mines, pour le Juger paraissez en ces lieux !

HENICS, Dites si d'une âme contente ant ne S'élance pas au milieu du danger, ie ; Ni son front porte quelque honte,

4 dompte Ni s'est laissé flétrir par un maitre étranger !

e Connait-il un bras qui le dompte Ce peuple de héros que Vous avez formé ?

Les Sa foi S'est-elle done éteinte ?

Cieux Le temple qu'il vénère est-il Jamais ferme ?

ficres :

Et quand s'est-il courbe par crainte

AUX Devant liniquité qui Violait ses droits ?

Actil l'air d'un peuple qui tombe ?

ins beaux. Pour Le dire aux PETVers qui méprisent ses lois. =

Manes, sortez de votre tombe ! Er

0) mon luth, suspend tes accords ;

HYMNF NATIONALE Repose aux branches reverdies, ..., Quel flot de saintes mélodies

S'élève soudain de nos bords !...

Est-ce votre voix infinie,

Chœurs éternels que j'entend en tout iieu ?

‘st-ce votre douce harmonie,

Esprits d'amour qui chantez devant Dieu ?

Cieux. deéroulez sur notre téte Vos voiles de pourpre et d'azur !

Soleil, brille d'un feu plus pur !

Que la terre en ce jour revète Toute sa gloire et sa beaute !

Que l'onde plus mollemer t coule À travers le pré veloute !

Que l'oiseau plus gaiment roucoule !

HYMNE NATIONAL

rdies, .,,, Que tout S'unisse à ces concerts UN

D'un peuple qui demande place

Parmi les grands peuples qu'embrasse

L'orbe éclatant de l'univers !

Ouviez l'ouvrez votre aile diaphane.

tout lieu ? Anges gardiens de Mon jeune pays ! b, Mon humble chant HA pas été profane, ant Dieu ? Portez à Dieu les hymnes que J'ai dits !

ulc

coule !

DONNACONA

Uhr

Ni:

| DONNACONA

L'auteur (1, nous réolésente Donnacona le chef de Stad

&CoNa dormant dun son Wigwan, Son SOMMOiL est agité : à rêve

AIX Conséquences qu'anront PONS race et por ç DPAXS l'arrivée des étrangers, !

Niadacons dormait sur son fier pPr'omontoire : Ormes ot Pins. foret silencieuse et hoire,

Protéocenient SON Sommeil.

D Lhon, PJ o Chanveur,

242 DONNACONA Le roi Donnacona dans son palais d'écorce Attendait. méditant sur su gloire et sa force,

Le retour du soleil.

La guerre avait cessé d'atfiger ses domaines :

I venait de soumettre à ses lois Souveraines Douze errantes tribus.

Ses sujets poursuivaient en paix dans 1e< savanes

Le lièvre et la perdrix ; autour de leurs cabanes

Les ours ne rodaient plus.

Cependant il avait la menace à la bouche.

Il Se tournait fievreux sur sa bralante couche Le roi Donnacona !

Dans un demi-sommeil, péniblement écloses,

Vo'ei, toute la nuit, les fatidiques choses

Que le vieux roi parla :

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