‹ Deux poëmes [i.e. poèmes] couronnés par l'Université Laval [microforme]Chapitre 47 sur 47 · BUT · texte numérisé non relu

BUT

rée

Ut-ctre,

traitre

Taigurngnv l'a dit:

Len) de WT

Ou.

I lui fudrait «

Et l'or

* Jeunes ve

La hacho des combats !

DONNACONA

ù, Paiguragn y l'a dit: l'étranger est perfide,

DT Presents sont ti

Qui nous donne aujourd'hui :

Elle prendrn demain mille fois davantage,

Mon Peuple n'aura plus bientot sur ce rivage

Une foret à lui.

De ses riches demeures,

dans les voluptés, il voit couler ses heures

Leur roi H'est pas content.

‘Core et mes bosquets d'érables,

Qu'il veut trouver aChé parmi les sables

De mon fleuve géant.

ns, levez-vous ot déterrez In hache,

A vos cœurs ui Soupir !

‘ompeurs, et la main est avide

\ æ que nulle peur n'arracho

246 DONNACONA

Comme un troupeau d'élans on de chevreuils timides, Tous ces fiers étrangers sous vos flèches rapides,

Vous les verrez courrir,

Mais inutile espoir ! Leur magie est plus forte, Et son pouvoir partout sur le notre l'emporte. Leur Dieu, c'est un Dieu fort !

Quand il fut homme, un jour, dans un bien long supplice De ceux dont il venait expier lt malice

Ce Dieu recut la mort !

+ Domagava Fa dit : Les tribus de Faurore,

À 0 Ddèf" Ni eel!es du couchant, plus savantes encore.

LE . . . ’ N'ont jamais invente

De tourments plus cruels; mais. chef plein de vaillance Ù

Le Dieu des étrangers à souffert en silence. |

Puis au ciel est monte.”

Vreuils timides,

es rapides,

lus forte.

nporte, t !

long supplice Ainsi parlait le voi dans SOI 4

une ingénue +

Et lui-méme bientot sur la flotte inconnue.

[l partait entraine,

Les femmes, ses sujets hurlérent sur la vive, Criant Asohanna ! De leur clameur plaintive 1e, #4 |

Cartier fut étonné, 1e.

de vaillance & Et prenais en pitié leur bruvante infortune

Le marin leur promit qu'à la douzième lune.

[RES reverraient leur

l'OÏ,

248. DONNACONA Des colliers d'esurgni scellérent lt promesse. Curtier les accepta: puis ils tirent livsse,

Cas il juan su foi.

Douze lunes et vingt, et bien plus se passerent,

Cinq hivers. cinq: etes lentement S'écoulérent... Le chef ne revint pas.

L'etranger de retour au sein de lt bourgade.

Du roi que chérissait la naive peuplade

Raconta le trépas.

CSC,

NC,

LOTO UOTE R

lérent..

rule.

Vicille Stadacona ! SU ton ticr Pl'omontoire

I n'est plus de tort silencieuse ot hoire :

Le ter a tont détruit.

Mais sur los hauts clochers, sur los blanches murailles

Sur le roc CSC pe, témoin de cent bataill

Os,

Plane une obbre Ja nuit.

Elle vient de bien loin. d'un vieux chateau de France.

À moitié démoli, grand par la Souvenance

Du roi F

“ANÇOÏS premier,

250 DONNACONA ëlle crut au Dieu fort qui souffrit en silence Au grand chef dont le cœur fut perce d'une hinee,

Elle crut au gnerricr !

Donnaconta ramène au [LAS des anecctres Domaguva lussé de servir d'autres maitres,

Aussi Taiguragnv.

Les vieux chefs tout pares laissent leur sépulture, On entend eliqueter partout comme une armure

Les colliers d'ésurgni.

Puis se sont dans les airs mille elameurs joveuses,

Des voix chantent en chœur sur nos rives heureuses.

Comme un long hosanna.

Et l'on voit voltiger des spectres diaphanes,

Et l'écho sur les monts. dans les bois. les savanes,

Répète :

Agohanna !

ilence

une lince,

l'ON,

sépulture,

armure

Jo veuses,

= heureuses.

ICS,

Navanes,

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