PARUS
celle que l’on suit en allant de l'embouchure du Nkomati à celle du Limpopo, ou celle du Shishimi sur la rive droite du Limpopo, ou celle qui lui fait pendant sur la rive gauche, ou encore celle du Manzi Méhlopé, et d’autres encore. Ces séries de lacs, généralement indépendants les uns de autres pendant la saison sèche, ne sont souvent que des bras secondaires du fleuve voisin, vrais canaux régulateurs où va ’emmagasiner le trop-plein des hautes eaux. C’est le cas du h ishimi, par exemple, et de nombre d’autres qu’il n’est pas isé de déterminer. Il faudrait en effet, pour s’en rendre compte actement, explorer le pays au temps des grandes pluies, ce si est très difficile et dangereux pour des Européens.
Mais ce système de bras secondaires, que ce soit sous forme de simples canaux parallèles ou de séries de lacs, est trop .connu pour qu’il vaille la peine de s’y arrêter.
Un phénomène déjà plus intéressant est celui qui, d’après les indigènes, se produit entre le Limpopo et le Lwedzi. Ce renseignement m'a été fourni, en plusieurs endroits différents, entre ces deux fleuves ; mais n'ayant pas vu de mes yeux ce phénomène se produire, je ne saurais me porter garant de sa réalité. Ce que je puis dire, c’est qu’en traversant ce pays sauvage et désolé, je n’ai rien vu qui puisse me faire mettre en doute cette assertion des indigènes. D’après eux, lorsqu’en janvier ou février le Limpopo, doublé de l’Olifant, amène du haut-plateau des eaux débordantes, son lit est trop étroit pour contenir la masse de ses flots. Peu après le confluent de
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