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CANDIDATURE DE M. LEON GAMBETTA

Programme du Comité radical de la l'o circonscription de la Seine :

Suppression du budget des cultes et séparation de l'Église et de l'Etat.

La liberté de réunion sans entrave et sans* piège.

La liberté a'association pleine et entière.

La liberté de la presse dans toute sa plénitude débarrassée du timbre et du cautionnement.

La suppression des gros traitements et des cumuls.

L'application la plus radicale du suffrage universel pour l'élection des maires.

• La modification de notre système d'impôt.

La suppression des armées permanentes, cause de ruines pour les finances et les affaires de la nation, source de haine entre les peuples et de défiance à l'intérieur.

Adhésion de M. Léon Gambetta :

« Je fais plus que consentir, voici mon serment : Je jure obéissance au présent contrat et fidélité au Peuple souverain.

« LÉON Gambetta. »

« Alphonse Humbert. »

M. Léon Gambetta, se disant candidat radical, ayant été élu à

Si je reprends la plume aujourd'hui, après six années de silence, ce n'est pas pour soutenir que rhonorable M. Alphonse Humbert, ayant promis moins de réformes et de libertés que les membres actuels du gouvernement, devrait logiquement, s'il arrivait au pouvoir, se montrer moins libéral et moins réformateur que M. Jules Ferry. Ce n'est ni pour reprocher au ministre de l'instruction publique de faire précisément le contraire de ce que le candidat de 1869 avait promis, ni pour rappeler ses serments à M. Gambetta. Non. Cette besogne n'est peut-être pas inutile ; d'autres pourront la faire, et la feront mieux. Quant à moi, je ne redescends pas dans l'arène avec l'intention d'attaquer lespersonnes.

Marseille et à Paris, opta pour Marseille. Il fut remplacé par M. Henri Rochefort, se disant candidat révolutionnaire socialiste. La profession de foi de M. Henri Rochefort contenait le même programme « précédemment accepté par M. Gambetta, » dont elle reproduisait exactement les termes.

N. B. Nous n'avons pas mentionné l'amnistie dans le programme de M. Alphonse Humbert, non que nous méconnaissions la valeur et la nécessité d'une pareille revendication, mais la question^ n'étant pas née, ne pouvait pas préoccuper les candidats de 1869»

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