SAVANTS
activité, et il publia ensuite sur l'épidémie une mémoire que fut très apprécié. A la suite de l'épidémie qui sévit en 1785, dans le Mirbalais et dans les environs, il publia iin autre mémoire, qui fut couronné et imprimé dans les Recueils de la Société royale de médecine.
Ayrault mourut à Mirebeau le 22 juin 1803.
Amnssat (1790 1838).
Jean-Zuléma Amussat, chirurgien français, né à Saint-Maixcnt le 21 novembre 179G, fut d'abord chirurgien sous-aide vers les dernières années de l'Empire, puis interne pendant plusieurs années à l'hôpital de la Salpêtrière et sous-prosccteur à la Faculté de médecine de Paris. Il a perfectionné, sinon inventé, plusieurs instruments de chirurgie, notamment le rachitome, instrument dont on se sert pour mettre à nu la moelle dans le canal rachidien. On lui doit aussi l'invention de sondes spéciales destinées à broyer les calculs dans la vessie. Enfin, il a fait connaître la possibilité d'arrêter les hémorrhagies en tordant les artères et les veines, et signalé le danger de l'introduction de l'air dans les veines durant les opérations.
Caillic (1799-1838).
René Caillié naquit le 19 novembre 1799, de parents fort pauvres, à Mauzé, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Niort. Il ne reçut d'autre éducation que celle qui se donnait à l'école primaire de son village. Dès qu'il sut lire et écrire, on lui fit apprendre le métier de cordonnier, mais il laissait volontiers les chaussures pour rêver aux choses mer-
veilleuses dont il avait lu la relation dans les livres de voyages qu'on lui avait prêtés. L'histoire de Robinson le transportait d'admiration ; il brûlait d'avoir comme lui des aventures, et déjà il sentait naître dans son cœur l'ambition de se distinguer par quelque découverte importante. « Ce goût, dit-il lui-même, devint une passion pour laquelle je renonçai à tout ; je cessai de prendre part aux jeux et aux amusements de mes camarades; je m'enfermai les dimanches pour lire des relations et tous les livres de voyage que je pouvais me procurer ». Il parla à son oncle, qui était son tuteur, du grand désir qu'il avait de voyager. L'oncle désapprouva son projet; il lui peignit avec force les dangers qu'il courrait, les regrets qu'il éprouverait bientôt, loin de son pays, de sa famille. Caillié fut sourd à toutes ces observations. La carte de l'Afrique, où il ne voyait que des déserts, avait plus que toute autre sollicité son attention. Il résolut d'explorer une partie de ces contrées mystérieuses : la ville de Tombouctou devint « l'objet continuel de toutes ses pensées, le but de tous ses efforts ; sa résolution fut prise de l'atteindre ou de périr ».
Il ne possédait que 60 francs : ce fut avec cette faible somme qu'il se rendit à Rochefort. Il s'embarqua, peu de jours après son arrivée, sur la gabare la Loire, qui allait au Sénégal. Au moment où il y arriva, le gouvernement anglais formait une expédition pour explorer l'intérieur de l'Afrique. Elle était confiée au major Gray et se dirigeait par mer vers la Gambie. Caillié, ne doutant pas que le major n'accueillît l'offre de ses services, quoiqu'il fût pour lui un étranger, partit de Saint-Louis avec deux ne-
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