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$. 44. Théorème a. Quand les dimensions correspondantes des corps intercepfans sont e’gales (et que par conséquent leurs volumes sont égaux) , l’interception est proportionnelle à la densité.
45. Théorème 3. L’interception est en raison composée de la densité’ et des dimensions correspondantes.
§. 46. Théorème 4. Si une feuille de papier fin ne laissoit passer par ses pores les plus grossiers que la dixième partie des corpuscules gravifiques qui se présentent pour traverser l’épaisseur de ce papier; si les cloisons de ces premiers pores laissoient passer par leurs pores les plus grossiers, que j’appelle pores du second ordre , la dixième partie des corpuscules qui se pre'senlent pour traverser ces cloisons dans toute l’épaisseur de ce papier, et ainsi de suite jusqu’à 3 ou 4 cents ordres: le globe terrestre, supposé partout aussi dense que ce papier, n’intercepleroit pas, dans sa plus grande e'paisseur, la cent millième partie des corpuscules qui se présenteroient à lui.
58 l.* r TRAITÉ. PHYSIQUE MÉCANIQUE
CHAPITRt VI.
Du retour des corpuscules (1). v
AKTICLE 1.
Exposition du sujet.
§. 47. Ï-^-es élémens des graves doivent donc être conçus comme des cages, dont les barreaux
(1) L’auteur dans ses premières méditations , n’avoit pas songé au retour des corpuscules. Dans son Essai de chimie mécanique , il annonce deux démonstrations de la vitesse des corpuscules gravitiques, dont la seconde suppose l’accumulation de ces corpuscules sur les corps qu’ils rencontrent. Lorsqu’il fit imprimer quelques additions et corrections a cet essai , il rectifia cette erreur, p. 85 . C’est en 1768 qu’il reconnut que les corpuscules ne s’enlassoient pas , mais revenoieut en diverses directions; Il calcula d abord la vitesse de retour des corpuscules d’une maniéré erronée , comme on le voit dans ces mêmes additions et corrections imprimées à la suite de l 'Essai de chimie mécanique. Mais il rectifia ensuite ce calcul , et corrigea à Va main l’erreur de l’imprimé , sur tous les exemplaires qu’il eut occasion de donner à ses amis depuis celte époque. ( Aofe de P éditeur. )
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(supposes cylindriques) sont d’un ‘diamètre trcspeiit, relativement à leur longueur, et laissent entr’eux des intervalles immenses , par rapport à ce même diamètre. ( $. 4o.)
Cependautlorsqu’il s’agit d’apprécier les effets de la percussion des corpuscules contre ces éle— mens, il sera plus simple de réduire les particules frappées à la forme sphérique, car comme il y a des couràns égaux de corpuscules selon tous les sons imaginables; et comme , dans la moindre particule composée, il y a des élémens en pareil nombre, situés de toutes les maniérés que l’on peut concevoir ; les chocs , par une moyenne , ont lieu sous toutes les directions possibles. Il n’y a doue point de conception plus naturelle à la fois et plus simple, que celle d’un élément sphérique eu proie à l’activité de tous ces courans.
Les pores d’ailleurs, soit des composés soit des élémens, sont si grands par rapport au diamètre d’un corpuscule ultramondain , que jamais il ne peut arriver que le passage leur soit fermé , ou que ces pores s’obstruent. Les chocs s’y exercent librement contre les surfaces solides , précisément comme ils s’exerceroient contre les surfaces isolées. Ainsi, à tous égards, l’emblème d’une sphère dure, heurtée
6o 1." TRAITÉ. PHYSIQUE MÉCANIQUE par des corpuscules durs , représente exactement les effets qui ont lieu dans la nature.
Quant aux corpuscules eux-mêmes, on pourra se les repre'senter comme des points, ou comme des sphêrules d’une petitesse comme infinie par rapport aux moindres parties solides des élêraens des graves.
C’est au moyen de ces abstractions légitimes , qu’on reconnoîtra sans peine quel sera le sort des corpuscules , après qu’ils auront rencontré quelque matière grave.
Premièrement, il n’arrivera presque jamais que le corpuscule heurte perpendiculairement la surface solide d’un élément. *
Secondement , toutes les fois qu’il heurtera celte surface obliquement, il perdra de sa vitesse perpendiculaire autant qu’il en communiquera à l’élément selon la raison inverse de leurs niasses, et conservera toute sa vitesse parallèle.
Troisièmement , si l’élément est conçu sphérique et comme infini en grosseur , par rapport au corpuscule j celui-ci s’échappera par la tangente.
Quatrièmement , comme les conrans arrivent à l’élément en tous sens , ils reviendront aussi de l’élément en tous sens , avec des vitesses , très-variées , dont cependant on pourra estimer la moyenne.
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De la vitesse moyenne avec laquelle reviennent les corpuscules.
$. 48. Cette vitesse moyenne est les deux tiers de la vitesse qu’ils avoieni à leur arrivée.
Effet du retour des corpuscules.
$• Il est clair que les corpuscules qui reviennent après avoir frappé une particule forment des courans qui partent en tous sens de cette particule, comme centre, et agissent par conséquent comme courans antagonistes des corpuscules qui arrivent vers cette particule et qui la poussent efficacement. Mais la particule ne se meut vers les autres corps graves , qu’en vertu de l’action de ces derniers courans. Donc, les corpuscules de retour agissent directement pour détruire la force qui pousse cette particule vers les autres graves , ou la force d’attraction neutonienne. Et si ces courans de retour avoieni la même force que les courans arrivant, il ne se mauifesteroit aucune attraction. Donc, les courans arrivant n’agissent que par l’excès
de leur mouvement sur le mouvement des courans de retour. Mais les masses de ces deux espèces de courans sont les mêmes ; donc, c’est de l’excès de la vitesse des uns sur celle des autres que dépend leur efficace : c’est-à-dire , que les corpuscules gravifiques n’agissent pour produire la gravité que par le tiers de leur vitesse. C’est donc à ce tiers qu’il faut appliquer les déterminations de vitesse indiquées par les phénomènes ; ou, en d’autres termes, on doit dire que la vitesse des corpuscules est triple de celle qu’on aura trouvée nécessaire pour correspondre aux divers effets qu’ils produisent.
$. 5o. Remarque particulière. La considération des courans de retour , est une des plus fortes objections que l’on puisse faire à l’élasticité parfaite des élémens et des corpuscules , admise par Nie. Fatio. Car cette élasticité étant admise , les courans de retour ont un mouvement précisément égal a celui des courans arrivant ; et par conséquent il n’y a plus aucun effet produit par la cause supposée,
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