DE G. L. LE SAGE. LTV. II
Remarque historique.
$. 74. Celle objection a frappe plusieurs physiciens célèbres, qui n’ont pas aperçu la réponse qu’on y pouvoit faire.. Le judicieux s’Gravesande s’exprime ainsi : « Un fluide » assez rare pour n’apporter aucun obstacle » sensible au mouvement des corps, ne pour- )» roit pas pousser les uns vers les autres de si » grands corps avec tant de force ( 1 )». L’objection contre tout mécanisme de la gravité, de'duiie de ce que la résistance est imperceptible, est employée comme èvidentissime par le P. Boscovich ( 2 ). « On est presque forcé » de convenir, dit d’Aïæmbert (5j , qne les
(luit dans la formuleun facteur nouveau , qui affecte la résistance. M. de ViooBnE , qui s’est occupé h le déterminer pour la terre , trouve pour limite de ce facteur 740000 fois la fraction qui exprime le rapport du volume entier du soleil à sa partie imperméable, . , Cette limite en assigne nécessairement une nouvelle à la vitesse des corpuscules (§. 36 ). ( Note de l’éditeur.)
(1) s’Gravesande, Éléments de physique, §. 4 og 6 . (a) Boscovich, Theoria phil. natur. univ. Ventt'üs, 176^, §. 4 oo. . ; 1 — 1 1 ) >
(1) Encyclopédie , art. Attraction ,
i> plancies ne se meuvent point en vertu de » l’action d’un fluide ; car, de quelque manière » qu’on suppose qu’un fluide agisse , on se » trouve expose de tous côtes à des difficultés l> insurmontables. Le seul moyen de s’en tirer U serait de supposer un fluide qui fôl capable » de pousser dans un sens, et qui ne résistât » pas dans un autre; mais le remède, comme )> on voit, serait pire que le mal ; on est donc « réduit à dire que la force qui fait tendre it les planètes vers le soleil, vient d’un principe D inconnu, etc. »
Pi JS GRÉ, dans sa Comëtographie (1) , après avoir exposé les motifs sur lesquels Newton se fonde pour n’admettre entre le soleil et les étoiles fixes qu’un fluide très-rare et incapable d’une résistance sensible , ajoute ces mots :
Si ce fluide est incapable de résistance sen- » sible , on accordera facilement qu’il est paît reillemenl iucapable d’une action sensible. » Ce n’est donc point dans ce fluide qu’il faut )> chercher le principe de mouvement des plaît nctes. t> Montccga avoit énoncé la même difficulté dans la première édition de son Histoire des mathématiques , et l’a répétée dans
(l) Corné to graphie , t. 1 , [>• 1 5o.