‹ Deux traités de physique mècanique publièsChapitre 3 sur 81 · XXV} PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXV} PRÉFACE

à une classe de phénomènes dont ils sont habituellement occupés.

V. Bien qu’au titre de cet ouvrage , et dans l’exposition du sujet des deux Traités dont il se compose , je me sois présenté comme éditeur du premier et comme auteur du second ; je dois dire , cfue , sous ces deux rapports , j’ai - reçu d’utiles secours.

Comme éditeur du i.* r Traité, j’ai été aidé par mon savant collègue , M.' le professeur Liiuilier , parent et élève de Le Sage; et par M. r De Végobre, l’un de ses plus ingénieux disciples.

Comme auteur du a. d Traité , je dois encore à M. r De Végobre quelques remarques dout j’ai profité ; entr’autres une modification dans la forme d’une démonstration, au i." Livre de ce a. d Traité.

J’ai aussi fait usage des lumières de deux savans , que je désigne dans le cours de l’ouvrage , et que je me fais un devoir de nommer ici. L’un est M. r Biot, qui s’est prété de la manière la plus obligeante , à résoudre un problème de me*

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cauique lié à l’objet de mes recherches.

L’autre est M. r le professeur Schaub , dont le grand savoir en mathématiques m’a été d’autant plus utile, que je pouvois y recourir, pour ainsi dire, à chaque instant, et que je l’ai toujours trouvé prêt à s’occuper de mes questions avec une bienveillante ténacité. Celle que j’avois adressée à M. r Biot , je l’avois aussi proposée à M/ Schaub. Les réponses de ces deux savans, comme on pouvoit s’y attendre, nedifféroientque dans la forme.

Les autres questions que j’ai soumises à M. r Schaub ont été le plus souvent de nature à ne pas fournir des solutions applicables ; mais elles m’ont aidé à circonscrire mes recherches , ce que j’estime un granà avantage. C’est dans le 5/ chapitre du Livre II du 2 . a Traité, que j’ai fait emploi des lumières de ces deux savans ; et j’ai eu soin d’y indiquer ce qui leur appartient. J’éprouve un vrai plaisir à reconnoître ici les services des amis que je viens de nommer j et

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je me flatte qu’ils voudront bien agre'er l’hommage de ma reconnoissance.

VI. Après avoir parlé en mon nom de la part que j’ai à cet ouvrage, il faut à titre d’éditeur parler au nom de G. L.

Le Sage ; et , sans pousser le scrupule au même poiut que lui (i) , nommer au moins les deux auteurs qui , parmi ceux qui l’ont précédé , ont été le plus près d’atteindre à ses hautes conceptions ; car ce philosophe, non moins ami de la justice que de la vérité , n’a négligé aucun moyen à sa portée de découvrir et de publier les inventions d’autrui dans le genre qui lui étoit propre. Il s’agit de la Cause de la pesanteur , et, par extension naturelle, de la cause de l’attraction. J’ai déjà dit que le nombre des tentatives malheureuses étoit fort grand en ce genre; et je ne sais si aucune avoit échappé aux recherches actives de Le Sage. Dans le

(i) Il avoit résolu tle faire précéder la publication de son système de celle d’une histoire de toutes les tentatives {ailes dans le même but.

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nombre de ces tentatives, il s’en trouve deux, qui ont avec le système des corpuscules ultramondains une grande analogie. Ceux de nos lecteurs qui voudront s’assurer de l’originalité de Le Sage, dans ses conceptions sur ce sujet, sont priés de jeter les yeux sur les pages , que j’indique en note, d’un écrit destiné en partie à annoncer celui-ci (1). Il ne seroit pas difficile de donner à ces preuves plus de développement; mais ce seroit un travail \ inutile s’il ne s’élève point de doutes, et je crois avoir dit ce qui suffit à les prévenir. Il sera plus intéressant de rappeler en peu de mots les deux précurseurs dont je parle. L’un est Nicolas Fatioj et l’autre, F. A. Redeker.

Nicolas Fatio, de Duillier, ami de Newton , inventa un système sur la cause de la pesanteur , parfaitement semblable à celui de Le Sage , hormis en

(i) Notice de la vie et des écrits de G. L. Le Sjgb, de Genève (à Genève , chez Paschoud , i8o5 )>pag- 96 , »64, 3i5.

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deux points (i); l’un de moindre importance est relatif à l’origine des corpuscules , que Fatio ne faisoit pas ultramondains ; l’autre , tout-à-fait essentiel , tient à la nature des corpuscules , que Fatio supposoit élastiques , tandis que Le Sage les suppose durs. Celte différence a des conséquences telles , que l’un des systèmes explique et que l’autre n’explique pas. Si les élémens et les corpuscules gravifiques sont doués d’une élasticité parfaite, comme le vouloit Nicolas Fatio , leur retour empêchera la chute ; ils agiront après le choc , avec une force égale à celle du choc direct ; chaque courant de corpuscules aura un courant antagoniste, qui contre-balancera exactement son effet ; il ne naîtra auoun mouvement d’approche mutuelle dans les corps qui interceptent ces courans. On trouve dans le Toin. 5 . des Œuvres de Leibnitz ,

(i) Je parle des principes et non des conséquences, telles, par exemple , que la grande et curieuse conséquence, tirée par Le Sage , sur l’eifet d’un creux à la surface d’une particule , etc.

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