‹ Deux traités de physique mècanique publièsChapitre 46 sur 81 · DE G. L. DE SAGE. DIV. IV · texte numérisé non relu

DE G. L. DE SAGE. DIV. IV

à unir entr’elles des molécules semblables et dissemblables, qui ont un certain rapport de figure particulier : par exemple , si l’on se peint ces molécules sous l’emblème d’un cachet et de son empreinte , elles s’uniront plus fortement que si c’étoient deux cachets ou deux empreintes. Cette espèce d’affinité dérive de l’attraction neutonienne , et pourroit s’appeler affinité de congruence.

5.° Lorsque les parties d’un fluide sont plus petites que les interstices d’un autre fluide , ces fluides appliqués l’un à l’autre , se pénétreront mutuellement jusqu’à saturation , c’est-àdire , jusqu’à ce que ces interstices soient tous remplis, ou qu’il n’y ait plus rien pour les remplir. Et cela arrivera lors même qué ces parties seront un peu plus grandes que ces interstices , pourvu que l’écartement qu’elles seront obligées de causer dans les parties du fluide grossier n’empêche pas que la somme des volumes , qti’occupoient ces deux fluides avant leur mélange , ne soit un peu diminuée.

Mais il ne doit rien arriver de pareil , quand on verse l’une sur l’autre deux liqueurs dont les parties sont égales , ou peu s’en faut ; quelque tendance qu’elles eussent d’ailleurs à s’approcher et à se pénétrer ; parce que les pé-

J 70 1 ." TRAITÉ. PHYSIQUE MÉCANIQUE ne'trations, qui auroient pu se faire, se seroient déjà exécutées entre les deux moitiés de chacune de ces liqueurs à part, et que toute autre pénétration ne tendroit point à diminuer le ■volume total.

Ayant calculé le volume de la plus grande sphérule, qui puisse se loger librement dans les plus grands interstices d’un monceau de sphères égales; j’ai trouvé, qu’il étoit environ la i\i4 m ° partie de celui d’une de ces dernières.

4.° Deux particules de matière , égales en volume et en densité , étant plongées dans un fluide uniforme de densité moindre ou plus grande, tendront à s’approcher l’une de l’autre avec une force proportionnelle au carré de la différence de ces densités.

Voilà la démonstration de ce théorème sans aucun développement. Soient a et è les attractions des deux particules et du fluide respectivement. Ces particules étant à quelque petite distance l’une de l’autre , s’attirent avec la force aa. Et les deux molécules de fluide qu’elles remplacent s’attirent avec la force bb. En tout, les attractions qui tendent à réunir les homogènes sont donc égales à aa -+- bb. Mais pour que cette réunion ail lieu, il faut vaincre de part et d’autre l’attraction des hétérogènes f

i>Üi O» I j , lié SAGE. IilV*. IV.

en tout , la force 2ab. Ainsi la tendance est proportionnelle à aa ■+■ bb — sab.

De quelques autres affinités.

il 4 . Nous venons d’indiquer cinq causes des affinités. Quatre dépendent de l'attraction et peuvent être exposées sans remonter jusqu’à l’impulsion. Une cinquième cause, qui a été exposée la première, ne dépend pas de l’attraction, puiqu’elle n’est autre chose que l’impulsion d’un éther subtil , mis en mouvement parles corpuscules ultramondains, et dans lequel on distingue des particules de deux espèces.

D’autres causes mécaniques ne sont point exclues. On pourroit, par exemple, supposer un rapport d’oscillations entre certaines particules. Mais il faut attendre que de telles Causes aient été développées et régulièrement appliquées aux phénomènes , pour en faire mention (t).

(1) On a cru observer entre des fluides élastiques hétérogènes , une affinité qui s’exerce à une certaine distance. L’éditeur du traité que l’on vient de lire a tenté de l’expliquer par la forme de leurs particules :

Page 1