‹ Deux traités de physique mècanique publièsChapitre 54 sur 81 · ig. De même, dans un seul gaz, suc · texte numérisé non relu

ig. De même, dans un seul gaz, suc

(i) i. er . Traité, §. gietsuiv.

(a) Ibid., $ 93.

APPLICATIONS. MT. I. âll

cessivement échauffe , la vitesse des particules , augmentant de degré en degre', augmente proportionnellement l’élasticité, et par conséquent la dilatation , sous une même pression. Le rapport de cette dilatation du gaz à celle du mercure, dans l’intervalle drf*o* à ioo°, devient ainsi une confirmation de cette vérité (qui paroît suffisamment établie d’ailleurs), que, dans ce même intervalle, les degrés de dilatation du mercure sont sensiblement proportionnels aux accroissemens de chaleur.

Mouvemens produits par le rapprochement de différens gaz comprimés par leur propre poids.

Nous avons vu que deux gaz ne peuvent différer, quant à leurs propriétés mécaniques, que par le poids et par l’élasticité ; que le poids dépend de la densité, et l’élasticité de la vitesse des particules ; que la densité suit la raison inverse de la vitesse' des particules ( §. 6 et suiv. ) ; que l’émission dans le sens horizontal est comme le produit de la vitesse des particules par la densité du fluide ; enfin que l’émission de haut en bas et l’émission de

312 2. 4 TRAITÉ. QUELQUES NOUVELLES bas en haut sont ; la première , comme la somme ; la seconde , comme la différence , de deux vitesses , dont l’une est la vitesse constitutionnelle des particules et l’autre la vitesse moyenne que leur imprime la pesanteur. Nous avons vu résultat de là une loi sur la densité des couches d’une atmosphère pesante ; et nous en avons tiré cette conséquence , que plus le fluide est élastique, plus le rapport de deux couches voisines approcl^ du rapport d’égalité ($. i4).

§. 20 . Soient deux atmosphères hétérogènes, contiguës, mais séparées par un diaphragme , reposant l’une et l’antre sur un même plan horizontal , et également élevées au-dessus de ce plan.

Chacune , par un effet de sa constitution naturelle, combinée avec l’action de la pesanteur, a dès long temps disposé ses couches de manière à satisfaire à la loi requise pour l’équilibre (§. l5). Et , puisque les deux gaz sont hétérogènes , c’ést-à-dire , puisque l’un est moins pesant et plus élastique ; que les particules sont moins rapprochées et ont plus de vitesse; celte atmosphère-là présentera moins d’inégalité dans la densité de deux couches (t) successives

(î) II s’agit toujours de couches , ou tranches, horizontales.

Oioilizod by Googlj

d’e'gale épaisseur , que n’en présentent deux couches successives pareilles de l’autre atmosphère ($. i4). Supposons, en outre, qu’à un point quelconque de la hauteur de ces atmosphères il y ait , dans chacune , une couche , qui soit en état de faire équilibre ( 1 ) à sa correspondante ; en, sorte qu’à ce point-là ( la vitesse compensant la densité ) l’euiissiou du fluide le .plus pesant égale l’émission du fluide le plus léger. Que celte couche d’équilibre soit

1 me

la n . n. . .

Tout cela étant entendu ; si l’on supprime le diaphragme; je dis, i.° que la n m ° couche du gaz pesant fera avec sa contiguë , qui est la « m ° du gaz léger , des échanges égaux ; 2.° qu’au-dessus et au-dessous , les échanges des couches contiguës des deux gaz diflërÈns seront inégaux; 3.® qu’au - dessous de la » m ’ couche, l’émission du gaz pesant surpassera celle du gaz léger , et qu’elle la surpassera plus dans une couche plus basse que dans une couche moins basse ; 4.“ qu’au-dessus de la n ”* couche d’émission du gaz léger surpassera celle du gaz pesant , et qu’elle la

(a) Il s’agit toujours d’équilibre mobile. (Voyez la note au i3).

Sl4 52. J TRAITÉ. QUELQUES NOUVELLES surpassera plus dans une couche plus haute , 4 que dans une couche moins haute. Tout cela résulte si évidemment du rapport établi cidessus entre les densités de deux couches successives (1), que je ne crois pas nécessaire d’en développer la preuve.

$. ai. Il suit de là, que, dans la partie inférieure (c’est-à-dire, au-dessous de la n m * couche), chaque couche du Quide léger aura un excès de densité par rapport à celle qui est placée immédiatement au-dessus d’elle, et que par conséquent elle fera de bas en baut une émission plus grande que celle qui est requise pour l’équilibre. Il résultera , de cette suite d’ascensions excédantes, un vent vertical de bas en haut.

L’inverse de tous ces effets aura lieu dans la partie supérieure (au-dessus de la n m ° couche). Les couches du fluide pesant feront de haut an bas des émissions excédantes. Il s’y rétablira un vent vertical de haut en bas. Il y aura donc un double courant, l’un de bas en haut dans l’atmosphère légère , l’autre de haut en bas dans l’atmosphère pesante. Et ces deux courans , s’unissant à l’origine , feront une espèce de tourbillon.

C’est sans doute ce qui arriveroit, si on rapprochoit subitement une atmosphère de gaz hydrogène d’une atmosphère de gaz acide carbonique.

Mais c’est précisément ce qui arrive si, en ouvrant une porte , on met en communication l’air de deux chambres, dont l’une est froide et l’autre chaude. Si l’on porte la flamme d’une bougie à un certain point vers le milieu de la hauteur de la porte , elle reste tranquille ; si on l’abaisse, elle indique un veot du froid au chaud ; si on l’élève au-dessus du point de repos, elle indique un vent du chaud au froid (i).

$. aa. Que l’on place une masse de gaz léger , libre , dans une atmosphère de gaz plus posant ( de l’air chaud dans de l’air froid de notre atmosphère ) ; cet air , léger et libre , représentera la partie inférieure de l’atmosphère dont nous venons de nous occuper, et formera en conse'quence un vent ascendant ($. 2i ). C’est en effet ce qu’on observe.

(i) Celle facile expérience est, je crois, de B. Franklin.

■wvw\

si6 a. a traité, quelques nouvelles

Page 1